Partie 1 :
Partie 2 :
"Ils l'ont fait parce qu'ils ne savaient pas que c'était impossible"
Celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n’écoute pas de musique,
Celui qui ne sait pas trouver
Grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l’habitude,
Refaisant tous les jours les mêmes chemins,
Celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
De ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu.
Il meurt lentement
Celui qui évite la passion
Et son tourbillon d’émotions
Celles qui donnent la lumière dans les yeux
Et réparent les cœurs blessés.
Il meurt lentement
Celui qui ne change pas de cap
Lorsqu’il est malheureux
Au travail ou en amour
Celui qui ne prend pas de risques
Pour réaliser ses rêves,
Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
N’a fui les conseils sensés.
Vis maintenant
Risque-toi aujourd’hui| Juillet 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||

Ce cartel de banques privées dispose de privilèges incroyables, dont trois doivent être soulignés:
• En imprimant des dollars, la FED convertit à moindres frais du papier sans valeur en dollars et prête ceux-ci aux Etats-Unis ainsi qu’à d’autres Etats et à d’autres
banques contre reconnaissances de dettes. Au cours de son histoire, le cartel a donc créé des milliards de créances à partir du néant et encaissé des intérêts en permanence, ce qui lui
assure un profit annuel atteignant des milliards. Ainsi, aucun gouvernement américain ne doit se faire des soucis à propos du déficit budgétaire tant que ces messieurs en complet sont à ses
côtés et – tel est le cas du financement des guerres durant la présidence de Bush – mettent en branle la planche à billets en cas de besoin.
• Le privilège des intérêts permet à la FED de fixer elle-même les taux et il est évident qu’elle a le plus grand intérêt à encaisser les plus hauts intérêts possibles.
Les taux atteignent donc un niveau souvent particulièrement élevé et occasionnent périodiquement des crises – ce qui est le cas actuellement et donne l’occasion à la FED d’intervenir
ultérieurement comme sauveur. Les intérêts opèrent en permanence une ponction sur le pouvoir d’achat des citoyens américains en faveur des banquiers de la FED, par les intérêts des crédits
comme par les impôts transformés en intérêts dus à la FED en raison de l’énorme service de la dette publique. Modifiant constamment les taux d’intérêt, la FED change les conditions cadres
de la plus grande économie du globe et de la plus importante bourse des actions, celle de Wall Street, qui, principale bourse du monde, diffuse des signaux en direction des autres
bourses.
• Pour être en mesure de résoudre les crises bancaires, la FED gère les réserves monétaires de ses banques membres (rémunérées à raison de 6% par année), qu’elle remet à
disposition du système bancaire lors de l’éclatement d’une de ces crises. Actuellement, la FED s’efforce de prévenir, en fournissant à maintes reprises des liquidités aux banques, une crise
financière mondiale causée par le krach du système de financement immobilier américain. Comme de nombreuses banques américaines de crédit hypothécaire ont sagement lié leurs crédits à des
papiers-valeurs et transmis ainsi leurs problèmes à des banques européennes, celles-ci ont commencé aussi à vaciller.
Mais c’est la FED et son ancien président, Alan Greenspan
, qui ont provoqué cette crise. En abaissant rapidement et dramatiquement les taux
d’intérêt – après avoir porté le taux directeur jusqu’au niveau exorbitant de 6% –, et avoir approvisionné l’économie américaine excessivement en liquidités, Greenspan avait tenté, à partir
du 3 janvier 2001, d’enrayer la plus forte chute boursière depuis 50 ans. Au 25 juin 2003, le taux directeur était tombé à son niveau minimal de 1%, ce qui avait permis aux banques
d’octroyer des crédits aux taux extrêmement bas et ce qui avait fait tomber de nombreuses familles dans le «piège du crédit», les incitant à acheter des logements à crédit, à des conditions
auxquelles elles ne pouvaient faire face qu’à des taux bas.
A la fin du cycle des taux d’intérêt, Greenspan avait provoqué une situation qui avait déclenché une avalanche. En effet, la FED a majoré douze fois de 0,25% son taux directeur, du 30 juin
2004 au 29 juin 2006, le portant alors à 5,25%. Il dépasse ainsi de 525% le taux fixé il y a quatre ans! Les taux fixés pour les crédits hypothécaires sont montés en conséquence et ont
atteint un niveau que toujours davantage de familles ne peuvent pas supporter. Comme la propension à épargner est actuellement négative aux Etats-Unis, que la plus grande partie de la
population doit recourir au crédit et que les carnets d’épargne ne jouent guère de rôle, la crise s’accentue. Vu que, depuis l’année précédente, toujours davantage de bailleurs de fonds
hypothécaires sont – tout comme leurs clients – en retard dans leurs paiements à d’autres banques, le système bancaire est en crise, celle-ci ayant atteint un point culminant en août 2007,
lorsque la FED et la Banque centrale européenne (BCE) n’ont pu stabiliser le système que par plusieurs injections de liquidités.
La crise des liquidités bancaires s’est immédiatement répercutée sur la bourse, qui réagit généralement de manière sensible aux variations de taux de la FED. En effet, la hausse des taux
rend les titres à intérêt fixe plus attrayants que les actions, freine l’économie, est donc un poison pour la bourse et abaisse les cours des actions. Ainsi a commencé septembre 2007.
Pour comprendre la manière d’agir et les motifs de la FED, qui paraissent parfois curieux, il faut jeter un coup d’œil sur l’histoire de l’institut d’émission.
La proposition d’établir une banque centrale est due au banquier allemand Paul Warburg. La crise financière et bancaire déclenchée en automne 1907 par la faillite de Knickerbocker Trust Co.
et la situation menaçante de Trust Company of America a mis en péril 243 banques, car aucune institution n’était en mesure de mettre temporairement des fonds à leur disposition pour
surmonter leurs difficultés de paiement. Dans un discours prononcé peu de mois auparavant à la Chambre de commerce de New York, le banquier John Pierpont Morgan avait prévu par hasard cette
crise et appelé à fonder une banque centrale. La crise se prêtait à merveille au soutien de cette revendication. Par la suite, Morgan a joué un rôle essentiel, à l’arrière-plan, dans la
réalisation du projet.
Initialement copropriétaire de la banque Warburg de Hambourg, Paul Warburg avait épousé en 1893, lors d’un séjour aux Etats-Unis, la fille de Salomon Loeb, de la banque new-yorkaise Kuhn,
Loeb & Co., qui a fait de lui et de son frère Felix des partenaires de la banque (fusionnée en 1977 avec Lehman Brothers).
Pourvu généreusement par la Banque Kuhn Loeb d’un salaire annuel de USD 5 000 000, Paul Warburg s’est occupé uniquement, pendant les six ans qui ont suivi la crise bancaire, d’une «réforme
bancaire» tendant à ériger une banque centrale d’après le modèle de la Banque d’Angleterre, laquelle appartenait alors à des banquiers privés. Ce faisant, il a été soutenu par le sénateur
Nelson D. Aldrich, beau-père du premier héritier milliardaire américain, John D. Rockefeller junior, connu comme porte-parole du banquier J.P. Morgan au Congrès des Etats-Unis.
En novembre 1910 finalement, un groupe de personnes triées sur le volet s’est rassemblé, sous prétexte d’une excursion de chasse, dans un wagon de chemin de fer aux jalousies fermées du
yacht-club que possédait le banquier J.P. Morgan à Jekyll Island, en Géorgie. Lors de cette réunion secrète, taxée ultérieurement de conjuration, Paul Warburg, représentant de Kuhn Loeb et
d’autres banques ainsi que deux banquiers de J.P. Morgan, représentant aussi les intérêts du groupe Rothschild, et deux du groupe Rockefeller ont décidé d’aider le sénateur Aldrich à
rédiger en neuf jours un projet de loi que le Républicain vaniteux entendait présenter en son nom au Congrès. Il s’agissait non pas d’une banque centrale, mais seulement d’une société
privée nationale de réserve dont plusieurs comptoirs devaient être disséminés aux Etats-Unis et dans lesquels des banques affiliées volontairement devaient déposer des réserves monétaires
de crise. En raison de ses relations bien connues avec le centre financier et boursier de Wall Street, Aldrich a échoué, la majorité méfiante des députés voyant à juste titre dans son
projet un plan tendant à assurer à un cercle restreint de banquiers puissants et liés les uns aux autres une position dominante et, partant, la possibilité de réaliser des profits énormes
dans l’économie américaine.
Les requins de Wall Street ne se sont évidemment pas découragés et ont profité des élections présidentielles de 1912 pour faire élire le candidat démocrate Woodrow Wilson, qu’ils ont
soutenu massivement sur le plan financier. Pendant la lutte électorale, il s’est fait passer pour un adversaire du «Wall Street Money Trust» et a promis au peuple un système monétaire
exempt de main-mise des banquiers internationaux de Wall Street. En fait, la conception de la banque centrale a été élaborée par le groupement qui semblait avoir perdu la partie.
En tout cas, les Schiff, Warburg, Kahn, Rockefeller et Morgan avaient misé sur le bon cheval. Sous le titre de «Federal Reserve Act» qui dissimule sa portée et qui prétendument réduit à
néant le projet de banque centrale formulé par Wall Street, ils ont déversé le 23 décembre 1913 sur des députés démocrates des mieux disposés et avec le soutien du président Wilson, un
projet de loi très peu modifié et ont requis l’approbation du Congrès alors que de nombreux députés non informés prenaient déjà leurs vacances de Noël et que très peu avaient lu le texte du
projet.
Les rares députés qui ont perçu la nature de ce jeu pervers n’ont guère pu se faire entendre. Avec sagesse, le conservateur Henry Cabot Lodge senior a prévu «une inflation énorme de moyens
de paiement» et que «la monnaie d’or serait noyée dans un flux de papier-monnaie non échangeable». Après le vote, Charles A. Lindbergh senior, le père du célèbre aviateur, a déclaré au
Congrès: «Cette loi établit le cartel le plus important au monde […] et légalise ainsi le gouvernement invisible de la puissance financière […]. Il s’agit du projet de loi Aldrich déguisé
[…]. La nouvelle loi provoquera de l’inflation tant que le cartel le souhaitera […].»
Lindberg avait raison, comme le prouve le «privilège du dollar». Avant l’établissement du Système fédéral de réserve, des banques privées avaient déjà imprimé des billets. Dans les années
soixante du XIXe siècle, il y avait encore 8000 sortes de billets, émises par des «State Banks» privées avec l’autorisation de l’Etat. A partir de 1880, 2000 banques pourraient avoir encore
émis leurs propres billets. Depuis 1914, le chiffre s’est limité à la douzaine de banques privilégiées.
Quand le président Abraham Lincoln a eu besoin d’argent, en 1861, pour financer la guerre civile et que les crédits des banques Rothschild, financiers traditionnels des guerres, lui sont
devenus trop chers, il a éludé le privilège des banques privées et fait imprimer un billet d’Etat, le «Greenback». Il ne devait pas survivre longtemps à cette démarche téméraire. En 1865,
il a été assassiné par un tireur isolé, abattu lui-même lors de sa fuite. Le successeur de Lincoln, Andrew Johnson, a suspendu l’impression de billets pour des raisons inexplicables.
Le prochain président qui a voulu redonner à l’Etat le monopole de l’impression de billets a été John F. Kennedy.
Peu de mois avant son assassinat, John F. Kennedy a été semoncé par son père Joseph dans le salon ovale de la Maison Blanche. «Si tu le fais, ils te tueront!» Mais le président ne s’est
pas laissé dissuader. Le 4 juin 1963, il a signé l’acte exécutif numéro 111 110, abrogeant ainsi l’acte exécutif 10289, remettant la production de billets de banque dans les mains de l’Etat
et privant en grande partie de son pouvoir le cartel des banques privées. Après que quelque USD 4 milliards en petites coupures nommées «United States Notes» eurent déjà été mises en
circulation et alors que l’imprimerie de l’Etat s’apprêtait à livrer des coupures plus importantes, Kennedy a été assassiné le 22 novembre 1963, soit 100 ans après Lincoln, par un tireur
isolé abattu lui-même lors de sa fuite. Son successeur s’appelait Lyndon B. Johnson. Lui aussi a suspendu l’impression de billets pour des raisons inexplicables. Les douze banques fédérales
de réserve ont retiré immédiatement les billets Kennedy de la circulation et les ont échangés contre leurs propres reconnaissances de dette.
Grâce à son monopole de production illimitée d’argent, le cartel bancaire du Système fédéral de réserve dispose d’une énorme machine à fabriquer de l’argent, qui lui permet de gagner
énormément. Qui se cache derrière ce système est un secret bien gardé. Car il faut distinguer entre les banques propriétaires et les simples banques membres, qui déposent des réserves
monétaires pour, le cas échéant, être sauvées par la suite. Il y a quelques années, la Federal Reserve Bank of New York a publié les noms de ces banques membres, qui n’ont par ailleurs
aucun droit. La rémunération annuelle de leurs dépôts se chiffre à 6%. Mais le niveau de leurs parts est tenu secret comme les noms des propriétaires des banques fédérales de réserve,
initialement trois, aujourd’hui quatorze.
Paul Warburg a refusé la présidence du Federal Reserve Board en 1910, alors que ce juif allemand à l’accent prononcé, juste avant le début de la guerre contre l’Allemagne, venait d’acquérir
la nationalité des Etats-Unis. Toutefois, il devint membre du Conseil d’administration et du puissant Council on Foreign Relations, qui passe encore aujourd’hui pour le berceau des
politiciens américains et des banquiers de la FED.
Les efforts qu’il a déployés pendant de longues années pour fonder l’institut d’émission américain lui ont valu non seulement de l’argent et des honneurs dans la haute finance, mais aussi
la pire expérience de sa vie. En 1928, il a exigé sans succès une limitation de la circulation monétaire afin de freiner la spéculation boursière qui rappelait la ruée vers l’or. Mais ceux
qui étaient disposés à l’entendre sont restés rares; on le nommait la Cassandre de Wall Street. Après le krach d’octobre 1929, il devint la cible de ceux qui avaient perdu leur patrimoine.
Des rumeurs, des brochures et des articles de presse l’ont décrit, lui qui avait tenté d’entraver les catastrophes financières, comme «l’auteur non américain» de la panique boursière
d’alors. On a pu lire que «Paul Warburg avait prêté avec sa bande de l’argent au Système fédéral de réserve afin de mettre en mains juives les finances américaines et d’exploiter l’Amérique
jusqu’à son épuisement.» De telles légendes se sont poursuivies jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Aigri par ces attaques, il est décédé en 1932. En 1936-1937, les cours des actions ont
baissé de 50%, en 1948 de 16%, en 1953 de 13%, en 1956 de 13%, en 1957 de 19%, en 1960 de 17%, en 1966 de 25% et en 1970 de 25%. Ont suivi le krach d’octobre 1987, les chutes de cours de
1990, 1992 et de 1998 ainsi que, finalement, la forte baisse d’avril 2000 à mars 2003 et la crise actuelle qui a commencé en août/septembre 2007 et dont les effets sont incertains.
Aujourd’hui, on répand le bruit – mais ne le confirme pas – que le groupe bancaire Rockefeller détient 22% des actions de la Federal Reserve Bank of New York et 53% de tout le Système
fédéral de réserve. Principal acquéreur de bons du Trésor des Etats-Unis, la Banque du Japon possèderait 8% de ces actions. On attribue 66% aux banques purement américaines et 26% aux
vieilles banques européennes (dont 10% aux banques Rothschild). •
Source: International III/2007
(Traduction Horizons et débats)
| En 1837, Andrew Crosse (électricien et scientifique amateur) fit des expériences pour produire des cristaux de silice par synthèse en faisant passer un courant continu de basse tension. A sa grande surprise, le 26ème jour les formes qu'il a observé par le biais de lentilles prirent la forme d'un insecte. Le 28ème jour ces petites créatures bougeaient leurs pattes. Quelques jours plus tard, elles se séparaient de la pierre et bougeaient à leur gré. "Ces insectes semblent appartenir au genre Acarien mais il reste à déterminer s'ils appartiennent à une espèce connue; certains disent non." Weeks (un autre amateur) a réussi le même genre d'expériences. Faraday, dans un article lu au Royal Institute, déclarait que des apparitions similaires s'étaient produites au cours de ses propres expériences mais il ne savait pas si l'on pouvait les considérer comme "un cas de production ou de revivification". {Magazine, Nexus, No 4, 09-10/1999} |
| Dans un bouillon de culture contenant de minuscules traces de lithium, le biologiste allemand Erwin Santo avait implanté des bactéries, donc des organismes qui ne sont pas encore des cellules, le noyau cellulaire leur faisant défaut. Il les avait laissées reposer pendant dix-sept heures, sous une température ambiante supérieure à la normale, dans ce bouillon de culture; au bout de cet intervalle de temps, elles s'étaient associées en cellules nettement reconnaissables avec leur noyau et leur plasma, assez similaires aux globules blancs. Et ces cellules vivaient... {Livre, Malédiction des Pharaons (La), Philipp Vandenberg, Ed. J'Ai Lu} |
Les scientifiques ont découvert certains codes inscrits dans certains segments de l'ADN. Ils ont également trouvé des segments qu'ils estiment être superflus (appelés junk ADN). Ces brins d'ADN, qui étaient auparavant demeurés à l'état latent, vont être activés. D'après les Pléiadiens : "Dans nos enseignements, nous avons toujours mis l'emphase sur l'importance de l'oxygène parce que l'oxygène alimente les codes et éveille l'ADN de sa latence". Cet éveil de l'ADN permettra de perfectionner tous ses sens, prolonger la vie, etc... {Livre, Messagers de l'Aube, Barbara Marciniak, Ed. Ariane} |
| On sait aujourd'hui que l'ADN des enfants de nos jours changent. Chez les humains normaux seulement 20 codons sont en activité. Certains enfants de nos jours en ont 24. (Source : "l'ancien secret de la fleur de vie" tome 2, Drunvalo Melchizedek, Ed. Ariane) {Magazine, Soignez-vous, Santé Pratique} |
| "Ma mère a deux ADN ! BIOLOGIE CELLULAIRE Nous sommes tous des chimères : notre organisme héberge toute sa vie des cellules de notre mère, de nos grands-parents ou frères et soeurs aînés, recueillies pendant notre gestation. Margot Kruskall, médecin au Beth Israel Deaconess Medical Center de Boston (Massachussets), a été confrontée à un cas étrange il y a cinq ans. Sa patiente, que nous appellerons Jane, avait besoin d'une greffe de rein, si bien que les membres de sa famille - son mari et ses trois fils- ont subi des examens sanguins pour voir si l'un d'entre eux ferait un bon donneur. Mais, en même temps que les résultats, Jane a reçu un vrai coup de matraque : la lettre lui annonçait que deux de ses trois fils n'étaient pas d'elle, alors même qu'elle les avait conçus naturellement avec son mari, qui en est incontestablement le père. Qu'est ce que c'était que cette histoire ? Kruskall et son équipe ont mis deux ans à résoudre cette énigme. Ils ont fini par découvrir que Jane était une chimère, un mélange de deux individus - deux fausses jumelles [hétérozygotes] qui avaient fusionné dans l'utérus pour devenir un seul organisme. Certaines parties de son corps provenaient du premier, les autres du second. Deux de ses fils ont hérité de l'un de ces profils génétiques, le troisième de l'autre. Avec Jane, on a certes affaire à un cas extrême. Mais, à en croire certaines études, nous serions tous plus ou moins des êtres chimériques. Loin d'être composés d'une seule lignée cellulaire génétique, nos organismes sont cellulairement bâtards. Nous regorgeons de cellules venant de nos mères, voire de nos grands-parents et de nos frères et soeurs. Cela peut paraître un peu choquant a priori. L'idée d'héberger des cellules d'autrui ne fait pas bon ménage avec notre sens de l'individualité. Mais ces "étrangers" nous permettent peut-être de rester en bonne santé. Pendant la grossesse, le sang de la mère et celui du foetus sont séparés, mais certaines cellules parviennent à franchir la barrière placentaire, ce qui veut dire que l'on peut avoir emprunté des cellules à sa mère et inversement. En fait, entre 80 et 90% des mères ont des cellules ou de l'ADN de leur enfant dans le sang pendant la grossesse, et 50% d'entre elles les gardent pendant plusieurs décennies après l'accouchement. C'est ce qu'on appelle le microchimérisme. Si votre mère a eu un enfant après vous, certaines de vos cellules peuvent être passées dans l'organisme de votre frère cadet. Et les jumeaux peuvent s'échanger des cellules dans le ventre de la mère, en particulier s'ils se partagent le placenta. Ainsi, une seule personne peut abriter toute une population de cellules différentes appartenant à plusieurs générations. "Les femmes hébergent des cellules à la fois de leur mère et de leurs enfants", commente J. Lee Nelson, immunologiste au Fred Hutchinson Cancer Research Center, à Seattle. Dans une étude à paraître dans la revue Arthritis & Rheumatism, Lee Nelson et sa collaboratrice Natalie Lambert expliquent qu'en analysant des échantillons sanguins prélevés sur 32 femmes saines elles ont découvert que 22% d'entre elles portaient des globules blancs de leur mère - environ 50 pour 1 million de cellules sanguines. Et cela vaudrait également pour les hommes. Cette découverte suscite bien des interrogations. Comment se fait-il que ces envahisseurs cellulaires ne soient pas éliminés par le système immunitaire ? Ces cellules se divisent-elles à l'intérieur de l'hôte ? Et pourquoi la mère et l'enfant échangent-ils des cellules ? En ce qui concerne le passage des cellules foetales dans le corps de la mère, il n'est pas impossible que ces cellules encouragent le système immunitaire de la mère à tolérer le foetus. Après tout, la grossesse équivaut à héberger un organe transplanté pendant neuf mois, et les chercheurs en matière de greffe savent depuis un certain temps que le microchimérisme causé par les lymphocytes de la greffe, lorsqu'ils se mélangent avec ceux de l'hôte, peut encourager celui-ci, dans certains cas, à accepter la transplantation. "En revanche, on ne sait pas à quoi servent [les cellules foetales] à long terme", reconnait Lee Nelson. Pour ce qui est du passage des cellules maternelles au foetus, il semblerait qu'elles jouent un rôle majeur dans la santé de l'enfant qui va naître. Au dire de Lee Nelson, les cellules de la mère pourraient contribuer à la réparation des tissus, en particulier pendant la vie intra-utérine. Des types inconnus de cellules maternelles traverseraient le placenta pour s'intégrer à l'organisme du foetus. Le microchimérisme pourrait obliger les immunologistes à récrire leurs manuels." {Magazine, Courrier International, No 683, 4 au 10 décembre 2003, Ma mère a deux ADN !, New Scientist, Londres, Claire Answorth} |
Commentaires