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Syn a écrit : "

Nous avons précédement voyagé en Angleterre pour une étude concise des lignes de forces trés spécifiques a cet endroit de la planète,
particulièrement bien retracable en raison de la relative fraicheur de conservation de certains monuments qui marquent ces lignes et nous aident dans notre compréhension de lignes d'énergie
ressemblant au magnétisme.

Et , de la même manière que les traditions extrémes-orientales parlent, depuis des millénaires , du corps comme 'centrale énergétique', les lignes de force de notre Terre sont les Nadis du corps humain, et leur intersection sont les chakras qui nous sous-tendent au nombre de 7. C'est dans cette optique que la planète comme entité vivante est plus facilement conceptualisée.
Les Grands cercles sont des lignes droite qui font le tour complet de la planéte. L'équateur est par exemple l'un d'entre eux. Les méridiens - longitude- , qui entourent les pôles sud
et nord sont aussi de ces 'Grands Cercles'. Ainsi, pour chaque endroit sur la cercle, nous pouvons également trouver son point antipodal, diametralement opposé, corresondant a la ligne
traversant le cercle par l'endroit en question, 180 degrés de la.
En dehors de l'équateur, tout Grand cercle traverse l'équateur en deux points antipodaux. En dehors de l'équateur et des méridiens de longitude, qui vont du nord au sud, tout
Grand Cercle atteint sa latitude maximum en deux points qui sont a 90 degrés de longitude est et ouest des deux endroits d'ou ce Grand Cercle traverse l'équateur.

Voila qui laisse songeur, quant a la composition effective de notre planète, et également quant a la facon dont nos civilisations se sont développées. N'est-il pas indicateur de se dire
que nos ancêtres, tout comme les oiseaux migrateurs ou d'autres animaux, se servaient instinctivement de ces courants pour migrer ?
Même la Nature elle-même semble s'accorder selon les principes de ces lignes, dont l'amplitude est dailleurs, sinusoidale.

Il faut en effet noter que la ligne décrite par les monuments et sites anciens décrivent une courbe assez nette; la longueur de cette ''vague'' est égale a la circonférence de la Terre. L'aplitude de cette vague, mesurée a partir du milieu de la vague (donc l'équateur), est 30 degrés de latitude. Rappelons que les 30 e parallèles sont 1/2 la radius de la Terre; ainsi, comme la hauteur de la vague est égale a 1/2 du radis de la Terre, la ratio entre la longueur de vague et son amplitude est 4π.
En mesurant son amplitude a partir du 'top' de la vague jusqu'a son point le plus bas ( de 30 degrés nord a 30 degrés sud), l'amplitude est égale au radius de la Terre, et la proportion entre sa longueur et son amplitude est 2π.
Et comme j'ai clotûré mon article précédent par une allusion atlante, en voici une autre pour rester dans le ton :) Le nombre PI a été découvert aux grecs anciens par Pythagore (voir http://karma-world.blogspot.com/2007/10/harmonie-des-sphres.html)
Il est le rapport constant entre la circonférence d'un cercle et son diamètre. C'est un nombre irrationel , composé d'une infinité de décimales sans suite logique. Ce nombre est également transcendant; a l'inverse de Racine de 2, qui est la solution de l'équation x2 = 2, il n'existe pas de telle équation pour PI.
C'est bien a ce nombre que revient le mérite du mystére associé aux Grands Cercles, qui composent integralement notre planéte, notre nature,et nos civilisations. Étudier ce nombre a la lumière des lignes de forces de la Terre, et de la Nature, est une limite en soi a notre méthodologie.
Si de tels courants sont encore effectifs, nous verrons comment une potentielle utilisation de ces forces a pû être envisagée juste avant le dernier cataclysme que les géologues font remonter a -12000 ans...
Nous voyons ici certaines couches atmosphériques de notre planéte. L’ionosphère est la couche atmosphérique aux grandes propriétés de
conductibilité tant électrique que les ondes radios et autres, et la magnétosphère est une couche atmosphérique qui s’étend jusqu’à 10 000 km au-dessus de la Terre. C’est le bouclier
naturel de la Terre contre les agressions du vent solaire. Il a prévoir que d'autres spécificités d'ordre electro-magnétiques ne sont pas entrevue encore avec les moyens de notre
science.
Sur le corps humain, les croisements
majeurs de ces lignes (Nadis) forment les Roues, ou encore Chakras, principalement connus au nombre de 7. Ce sont des endroits ou les énergies circulant se croisent, (noeuds) dans lesquels,
bien entendu, relativement aux énergies véhiculées, il peut se produire des accumulations importantes, dans un sens bénéfique pour l'entité, comme dans un sens négatif....
La science 'geobiologique' que nous recommencons a entrevoir comprenant ainsi les études de cours d'eau sous-terrain, les lignes magnétiques, et
leur croisements ou superposition afin de choisir l'emplacement de certains lieux, qui, dans ce contexte et dans TOUT LES CAS, finissaient par correspondre entre eux, comme nous le
constatons notament avec le site de Stonehedge et celui de Gizeh.

Regardons maintenant les
similitudes entre les différentes lignes tracées a partir des pierres composant le site de Stonehenge.
Nous trouvons bien entendu des menhirs sur le site même de Stonehenge. Une autre construction attendue est celle du Dolmen. De par sa
forme plus 'travaillée' (deux blocs soutenant un troisième bloc), nous sommes amenés a reflechir, désormais, non pas a un potentiel lieu lié aux rites funéraires, mais plutot a un
site qui cherche a faire résonner une énergie, ou une 'double' energie, celle sur laquelle elle située, et celle qu'elle représente.
Il faut admettre, que dans une optique 'acoustique', le site de Stonehenge ne peut plus être considéré de la même facon. Les dolmen composant le cercle extérieur peuvent facilement être vu comme le diamètre du soleil. L'enceinte circulaire peut ainsi être le prémisse d'une résonnance dans le site même.
Le cercle intérieur, composé des trilithes de sarsen, pouvait ainsi servir a la résonnance même des ondes acoustiques émises : si l'on se réfère au shéma du plan de Stonehenge, alors chaque vibration émise par exemple, en numéro 120, longe , frotte , (ou fait résonner) les trilithes intérieurs, situés sur chaque coté du triangle équilatéral que le chemin de l'onde formera
Ainsi, en quelques endroits clefs, il est possible de remplir entièrement l'espace d'ondes acoustiques, de différentes fréquences, et, si nous en connaissions mieux les propriétés, il est logique de penser que nous pourrions exclure certains endroits précis de cette résonnance, véhiculée bien sur, par les dolmen que l'on imagine vibrer...
Stonehenge est le pavillon fort d'une civilisation megalithique dont le savoir rejoint , seulement aujourd'hui, de manière fort surprenante, nos dernières études appliquées. Cette civilisation megalithique rejoint, quant a elle, nombre de traditions, de connaissances cosmogoniques ou architecturales, ayant comme point commun un probable continent aujourd'hui disparu.
Le culte conjoint du soleil et du serpent en sont une trace.
Situé a la frontière d'une force oubliée de notre planéte, correspondant a un réseau plus global (Hartmann, ley lines), tendant vers le soleil par sa tradition, et son plan, le site de Stonehenge n'a pu être construit a cet endroit et en cette disposition de manière fortuite. Si tout a été mis en oeuvre pour reproduire un shéma acoustique précis, en s'inspirant du soleil, plusieurs questions s'Offrent a nous, sur un terrain totalement inconnu.
Mais la véritable question demeurre; du Verbe, que nous reste t-il ?
Bon rentrons dans le vif du sujet….
Ce que je vous propose, j’appellerai cela « l’hyper démocratie »…
En quoi cela consiste ?
C’est une démocratie participative référendaire pondérée basée sur les nouveaux systèmes d’informations.
En clair, tout à chacun pourra proposer ou voter une loi, mais chacun aura un poids différent, selon son expertise, sur chacun des votes…
Pour éclaircir encore un peu, ce que je propose, c’est de créer un réseau informatique interne au pays (style internet, mais plus sécurisé et pas connecté à ce dernier ) par lequel les citoyens pourront s’exprimer et voter.
En somme, dans un premier temps, chaque électeur aura accès à une sorte de forum où il pourra proposer une nouvelle loi ou discuter des existantes. Ce forum fera aussi office de pétitionneur/sondeur. CAD que si j’ai une idée de loi, je la posterai sur le forum dans la zone prévue pour. D’office, automatiquement, un sondage en ligne lui sera rattaché et si un nombre suffisant ( genre 10000 personnes par exemple, cela reste à déterminer) sont favorables ( favorables = ceux pour – ceux contre ) à cette loi, cette dernière sera proposée au niveau national. Pareil s’il s’agit d’une modification/ suppression de loi.
Et là nous rentrerons réellement dans le mode électif.( Jusque là nous étions dans le mode « proposition de loi » )
Dans ce dernier, la pondération prendra lieu…
Pondérer, c’est donner un poids différents à tel ou tel acteur du processus électoral. Cette pondération ne sera pas aléatoire, vous vous en doutez…
Je me rends compte qu’avant d’avancer sur ce sujet, il me faut introduire les différents acteurs du système…
Ce que je ferai dans le prochain article …
Je vous laisse déjà réfléchir à cela….
PS : n’oubliez pas que mon idée est un ensemble… En clair, je vais me la jouer ‘à la Attali’ en disant que les mesures que je proposerai sont dépendantes les unes des autres… En clair ne jettez pas tout avant d’avoir lu la suite…
Bonjour cher lecteurs….
Aujourd’hui nous allons discuter d’un nouveau système politique… Du moins d’un nouveau système de représentation politique ( car un système politique c’est trop vaste… )
Tout d’abord, je me dois de vous indiquer ce qui me fait penser qu’il faut ce changement…
Je me rends compte, et je ne pense pas être le sens à arriver à cette constatation, que tous les systèmes qui ont existés n’ont jamais permis au peuple d’avoir les rênes de son avenir.
Que ce dernier ait été dans un système monarchique, autocratique, totalitaire, démocratique ou républicain , il n’a jamais pu être représenté directement et justement.
Quant aux systèmes basés sur le peuple, communiste, anarchique ou libertaire, ce fût souvent une mascarade masquant la vérité du pouvoir au peuple et détourné à l’usage de quelques uns ou alors cela resta du domaine de l’utopie. Certes, je dois admettre qu’un système libertaire a existé en Islande fut un temps, mais qu’il a été volontairement détruit par des influences extérieures hostiles à ce mode de fonctionnement…
Bref , rien n’a marché ou n’est suffisamment viable pour…
Et pourtant, à mon sens , un système politique n’est qu’un outil. Il n’est pas forcément a blâmé s’il n’arrive à atteindre les objectifs qui lui sont donnés. Ce sont plus ceux qui sont à ces rênes qu’il faudrait punir… (exemple de Satline avec le communisme)
En somme, le problème ne vient pas forcément du système mais plutôt des forces qui sont en place et qui cherchent à en prendre le contrôle. Et l’histoire nous prouve, malheureusement qu’ils y sont toujours arrivés…
Ceci est le constat…
Maintenant, ne croyez pas qu’aucun système ne peut être assez fort pour résister à ces attaques. Car j’ai ma petite idée sur le sujet ;) …
En effet il nous faudrait :
Un système qui représente tout le monde
Un système qui permette toutefois au peuple d’être quelque peu guidé dans ses choix
Un système qui résiste à l’intérêt personnel
Un système qui soit rapide à prendre une décision
Un système suffisamment simple pour être compréhensible par tous
Maintenant, je vais discuter de ces 6 points avant de vous présenter mon idée.
Là je crois que je ne vais pas trop durer sur ce point. Juste une question :
Quelle est la différence fondamentale entre la gauche et la droite ??
La gauche pense, ou laisse penser que, le peuple peut se gouverner lui même tandis que la droite croit aux « homme fort » qui doivent montrer la voie.
C’est simpliste, je le reconnais, mais c’est une façon d’observer le clivage gauche – droite.
Cela a une importance, car en fait on peut se rendre compte que cette réflexion est au centre du débat. En effet, elle va déterminer la part du taux de décision du peuple et ainsi directement le pouvoir qu’il possèdera sur son avenir.
Si vous voulez vraiment savoir, il n’a pas existé, ou alors que de trop rares exemples écrasés par des empires, de sociétés vraiment libres où les citoyens pouvaient donner libre court à leur envie d’aider les autres. Car il est là le but d’une véritable société : permettre, organiser et orienter l’entraide de ses sujets. Car il s’agit d’entraide : des individus ont choisi de vivre ensemble car ils savent pertinemment que vivre à plusieurs leur est bénéfique… Ce ne doit pas devenir un terrain du chacun pour soit, car autrement cette société n’a aucun prétexte d’exister. Ceci il faut le rappeler, le marteler, que c’est l’esprit d’équipe qui doit régner avant tout. Bref, tout à chacun peut apporter et l’autre n’est pas en compétition avec nous.
Restons toutefois dans le vif du sujet. Je vais ici déterminer les objectifs majeurs de ce nouveau type de société politique, que nous appellerons Utopie 2.0 :
Permettre à tout le monde de voter sur tout.
Permettre à tout le monde de pouvoir connaître la loi (condition sine qua none pour pouvoir voter )
Permettre à tout le monde d’être informé des avancées
Permettre à tout le monde de ne pas voter
Avoir un représentant global utile en cas d’urgence ou de prise finale de décision en cas de litige
Permettre à tout le monde de proposer une loi.
Permettre à tout le monde de discuter d’une loi et même l’inciter.
Briser le culte du secret
Permettre la désignation de guides à but principalement informatif et consultatif, afin de ne pas aller complètement dans le mur le cas échéant
Nous verrons quel système peut répondre selon moi à ces critères… je l’espère dès mercredi…
Sujet suivant : Un nouveau modèle politique… 2
Nos parents et grands-parents ont fait le nécessaire pour cela. En 1951 – après la Seconde Guerre mondiale – une votation populaire a eu lieu. Il s’agissait de la question suivante: on voulait ancrer dans la Constitution fédérale un article qui garantirait que le franc suisse devrait dorénavant être couvert par de l’or et par des créances à court terme. Le peuple et les cantons l’ont accepté avec une majorité écrasante – avec plus de 70 % de oui. A cette époque, il ne s’agissait pas seulement d’assurer la valeur, la stabilité et l’indépendance du franc suisse. Il s’agissait aussi d’agrandir les réserves d’or – quasiment comme assurance pour des situations de précarité. A l’époque, une terrible guerre faisait rage en Corée. Pour des temps de crise et de guerre – quelle qu’en soit l’origine – il fallait créer une réserve d’or assez grande pour que des générations futures puissent y avoir recours. On peut relire tout cela aujourd’hui dans le procès-verbal des délibérations parlementaires. Nos grands-parents ont fait ces réserves pas seulement avec l’or, mais aussi avec le pétrole et avec d’autres matières premières. – C’est ainsi que le voulaient nos parents et grands-parents. Aujourd’hui, toi, tu fais partie d’une de ces «générations futures».
Pourquoi l’or est-il si important pour le pays?
Il y a environ deux millénaires et demie que dans l’histoire culturelle de l’humanité l’or a obtenu une forme de valeur en tant que monnaie, et pas seulement en tant que bijoux. Cette valeur est indépendante des lois et de la politique. Personne ne l’a inventé ou même ordonné. Cela s’est développé ainsi et est toujours valable. Les billets de banque et de nos jours aussi l’argent électronique ont par contre beaucoup de défauts cachés – surtout s’il y en a trop qui circulent. C’est tout simple. Orell Füssli et d’autres imprimeries les livrent très bon marché. Avant tout, on peut en remplir les caisses vides de l’Etat pour financer des guerres coûteuses. Ainsi l’argent perd peu à peu de sa valeur et aucune loi ne peut l’empêcher. Hier, tu as regardé à la télé un film qui parlait de la situation aux USA il y a plus de cent ans. La famille avec ses deux enfants avait acheté un cheval pour 5 dollars. La semaine passée tu as été à New York et tu as vu toi-même ce qu’on peut encore acheter avec 5 dollars. Entre deux, il y a 100 ans d’histoire américaine. Et nous les Européens nous pourrions aussi raconter des choses à ce propos.
Quel importance a l’or pour les banques monétaires de nos jours?
A part l’or les banques monétaires possèdent aussi des dollars, des euros et d’autres monnaies. Ils possèdent aussi beaucoup de titres. Ce que vaut la sécurité de titres soi-disant à bas risques, nous a été démontré ces dernières semaines par l’UBS et plusieurs autres banques. Le seul moyen de paiement qui a gardé sa valeur pendant des siècles c’est l’or. L’or est une valeur très spéciale, même si depuis un peu plus de 70 ans il n’est plus reconnu comme moyen de paiement. Mais il continue à représenter de l’argent, même si certains ne veulent pas en tenir compte. Les banquiers peuvent l’observer très exactement sur leurs écrans. Dès que le dollar s’affaiblit quelque peu, le prix de l’or augmente en quelques minutes. Cela ne veut cependant pas dire que l’or vaut davantage. Cela signifie qu’il faut payer plus de dollars qui ont de nouveau perdu un peu de leur valeur, pour acheter de l’or avec sa valeur stable. C’est pourquoi l’or, dans notre monde peu sûr, a toujours et encore une importance spéciale pour les banques monétaires.
C’est passionnant, grand-papa, continue. Qu’est ce qui s’est passé en Suisse après la votation de 1951?
En un peu plus de dix ans la Banque nationale suisse a augmenté massivement ses réserves d’or d’à peu près 800 tonnes (niveau après la Seconde Guerre mondiale) à 2600 tonnes. Tu peux relire
cela dans les rapports mensuels de la Banque nationale. Mais ce n’est pas venu tout seul. Nos parents et nos grands-parents ont beaucoup travaillé pour cela, aussi le samedi, et ils avait
beaucoup moins de vacances qu’aujourd’hui.
Dans les décennies qui ont suivi, cet or était «sacré» pour la politique, cela veut dire que tous les politiciens et aussi la direction de la Banque nationale ont respecté la volonté et le
travail de nos grands-parents et n’ont pas touché à cet or. L’or était basé sur une entente nationale et représentait une assurance pour des situations d’urgence pour les générations à
venir. Cela a aussi contribué à la bonne réputation du franc suisse dans le monde entier. Elle était aussi bonne que l’or.
Est-ce que c’étaient les mêmes grands-parents dont on dit à la télé qu’ils ont commis de graves fautes pendant la Seconde Guerre mondiale – à cause des réfugiés etc.
Oui.
Bizarre – je trouve ça super que pour nos grands-parents le bien-être de leurs petits-enfants ait été si important. Je ne trouve pas juste qu’on parle d’eux de manière dégradante.
Je suis du même avis. Celui qui prend soin de ses descendants de manière si exemplaire a aussi de l’estime pour les autres personnes.
Grand-papa, pourquoi la Banque nationale veut-elle aujourd’hui absolument se débarrasser de cet or? Est-ce que les temps présents sont plus sûrs que jadis? Est-ce que l’on n’a plus besoin d’assurance?
Il y a aujourd’hui des guerres et des crises – exactement comme jadis. Peut-être même que la situation mondiale est encore plus dangereuse parce qu’on n’a encore jamais dépensé autant d’argent pour des armes que de nos jours, et l’approvisionnement garanti en pétrole et en d’autres matières premières pourraient bientôt être mis en question. Les disputes et la guerre pour le pétrole pourraient bientôt s’intensifier.
Mais pourquoi la Banque nationale veut-elle alors brader les réserves d’or pour lesquelles nos grands-parents ont travaillé si durement? Et qu’en est-il de ces immenses dettes que les responsables politiques actuels ont amassé?
Ils attendent peut-être que nous les remboursions. Et la prévoyance à laquelle nous pourrions avoir recours dans des situations d’urgence, ils la vendent.
Alors là, je trouve nos grands-parents bien plus sympathiques. Ce n’est pas difficile de faire des dettes et de vendre l’or à grande échelle pour lequel d’autres ont travaillé. – Là, il y a quelque chose qui cloche.
Hmm…
Qu’est-ce que la Banque nationale reçoit pour l’or qu’elle vend?
Les 250 tonnes qui sont à vendre actuellement vont être vendues contre des dollars américains.
Quoi? Contre des dollars américains? Grand-papa, est-ce que j’ai bien compris? – Le papa à Charlie a dit que les USA impriment tous les jours des quantités de dollars ou qu’ils les fabriquent électroniquement pour financer leurs guerres en Irak et en Afghanistan. Ils auraient déjà fait cela pendant la guerre du Vietnam. Et ce serait une des raisons pour laquelle le dollar ne vaut plus qu’une fraction de sa valeur d’antan. Le papa de Charlie nous a raconté que les dettes des Américains sont aujourd’hui si grandes qu’elles ne pourront plus jamais être remboursées et qu’en plus les Américains ne savent de toute façon pas faire des économies. – Si c’est comme ça, les dollars ne peuvent pas être aussi sûrs que l’or.
Hmm – je pense que tu as raison. S’y ajoute que les banques monétaires pompent aujourd’hui d’énormes sommes d’argent neuf dans le système de finance pour tirer du pétrin les nombreuses banques imprudentes qui se sont trompées dans leurs spéculations. En tout cas, les Américains savent eux-mêmes très bien pourquoi ils ne vendent pas un seul kilo de leurs propres réserves d’or. Il y a aussi des pays qui ont commencé à échanger leurs dollars contre de l’or – les Russes et les Chinois par exemple. Ou bien ils achètent des parts de sociétés occidentales – en Suisse par exemple l’UBS comme on vient de l’apprendre. Singapour fait la même chose. Ce petit pays possèdera bientôt environ 10 % de l’UBS.
Le papa de Charlie a dit que les réserves d’or de la Suisse font partie du patrimoine populaire et ne peuvent pas être vendues sans nouvelle votation populaire. En 1951, le peuple a décidé lors d’un vote fédéral de créer de manière prévoyante de grandes réserves d’or. Alors aujourd’hui la vente de l’or aurait de nouveau dû être décidée de la même manière. C’est ainsi que cela se passe dans une démocratie directe. C’est d’autant plus valable que nos grands-parents ont ancré cette décision dans un article de la Constitution.
Tu as tout à fait raison. Les autorités politiques en Suisse ne sont que des administrateurs et n’ont pas le droit de vendre le patrimoine populaire qui leur est confié.
Oui, le peuple est propriétaire et doit donner son avis. Nous ne sommes quand même pas une république bananière! – Est-ce qu’il y a eu une votation pour permettre la vente de l’or?
Non – une telle votation n’a jamais eu lieu. Il y a quelques années, le Conseil fédéral et la direction de la Banque nationale ont prétendu que la moitié de l’or était superflu et qu’il pouvait être vendu. Entre-temps cela a été fait sans demander l’avis des citoyennes et des citoyens. Le produit a déjà été partagé. Une grande partie de l’argent a été versé aux cantons qui ont souvent aussi fait profiter les communes. La commune de Buchberg, située au bord du Rhin par exemple, que nous avons visitée dimanche passé a obtenu 200 000 francs. Avec cela elle veut réaménager la place devant la mairie. D’autres ont remboursé leurs dettes. Le riche canton de Zurich a tout simplement utilisé ces millions pour ses dépenses d’Etat normales. Actuellement, la Banque nationale vend 250 tonnes d’or supplémentaires. La valeur de l’or a augmenté, donc nous n’avons plus besoin de tant d’or, disent les responsables. Une drôle de logique: Avant de pouvoir recourir à cet or lors d’une crise, il est vendu.
Comment cela a-t-il pu arriver?
Cela a seulement été possible parce qu’en 1999 nos responsables politiques ont biffé de la nouvelle Constitution l’article que nos grands-parents avaient accepté à grande majorité en 1951 et qui exigeait que notre monnaie nationale doive être couverte en grande partie avec de l’or. Cet article n’était pas du tout démodé dans l’ordre monétaire actuel avec ses cours de changes variables parce qu’il a laissé ouvertes la manière et la méthode de la couverture-or. – Avec sa suppression, la voie était libre pour les ventes d’or comme elles se font aujourd’hui et dont personne ne comprend vraiment le sens. Ainsi l’on murmure sous couvert que les Américains font pression dans ce sens. Une monnaie nationale stable et pour une grande partie couverte d’or dérange de nos jours. Finalement, nous vivons dans un monde globalisé, dans lequel jour après jour – à partir du néant – d’immenses sommes d’argent neuf sont mises en circulation pour calmer les bourses, aider les banques à relancer la conjoncture, financer des guerres et bien d’autres choses. – La question reste: Etait-il nécessaire de rompre l’accord que nos grands-parents avaient conclu et pour lequel ils ont durement travaillé?
Pourquoi les citoyens n’ont-ils pas tout simplement refusé la nouvelle Constitution?
Parce qu’ils n’ont pas été informés correctement. Le Conseil fédéral a déclaré avant la votation à la radio et à la télévision que la nouvelle Constitution ne contenait rien de neuf qu’elle avait simplement été remaniée et modernisée du point de vue linguistique et structurel, juste un petit «toilettage». Aujourd’hui nous savons que ce n’était pas vrai. Ce fut un exemple probant de propagande gouvernementale trompeuse.
Mais grand-papa, c’est un vrai scandale! Et ce n’était pas voulu ainsi. Ils vendent l’or qui est en réalité prévu pour nous les jeunes pour nous aider lors d’une situation précaire. Ce sont des pratiques commerciales déloyales pour lesquelles on va normalement en prison. Pour nos enfants à nous, l’or n’existera plus que dans les manuels d’histoire. Je ne veux pas savoir comment ils parleront de nous plus tard. Mais vraiment!
Bon Nicole, on en reste là.
Commentaire
Ce n’est pas tout à fait exact que dans l’affaire de l’«or» la démocratie directe ait été entièrement contournée. Il y a eu de nombreuses votations à ce sujet. Déjà en 1949 le peuple a pu
s’exprimer sur un article concernant la monnaie et qui aurait laissé la main libre à la Confédération de décider sur la composition des réserves monétaires. («La Confédération décide de la
manière et de l’étendue de la couverture»). Le dollar américain (à l’époque de la valeur de 4,37) était jugé absolument sûr et était présenté comme réserve de devises. Le Conseil fédéral,
le Parlement et la Banque nationale étaient favorables. Les citoyens cependant ont heureusement dit non – à une majorité de plus de 60 %. En 1951, un article contenant la phrase suivante a
été accepté: «Les billets de banque émis doivent être couverts par de l’or et des avoirs à court terme.» (art. 39.7) Cet article a été remplacé en l’an 2000 – 49 ans plus tard – dans la
nouvelle Constitution par un article qui a libéré la voie à la vente de l’or.
Plus récemment, il y a eu d’autres votations. En 2002, le peuple a pu s’exprimer sur la manière d’utiliser le produit des ventes de cet or. Il y avait deux propositions: De l’argent pour la
Confédération, les cantons et la «Fondation pour la solidarité» ou bien tout l’argent pour l’AVS. Le peuple a rejeté les deux propositions. Puis, le Conseil fédéral a distribué le produit à
la Confédération et aux cantons sans procéder à une nouvelle votation. A mes yeux, dans le comportement de vote des citoyennes et des citoyens se sont exprimées la déception et la
protestation contre une élite politique qui les a ignorés dans cette question centrale de «vente d’or, oui ou non». L’or «superflu» n’était pas seulement un tas de métal précieux dont
personne ne savait où il se trouvait et qu’on pouvait en quelque sorte «éliminer» comme étant superflu. Cet or était un projet commun auquel toute une génération a réfléchi, discuté, décidé
et avant tout contribué par son travail.
Aujourd’hui, il y a des questions ouvertes. Bien des choses dans le comportement des responsables sont difficilement compréhensibles. Pourquoi la Banque nationale, après la vente contestée
de la moitié des réserves d’or, continue-t-elle les ventes comme si de rien n’était? Bien que le Conseil fédéral et la Banque nationale aient déclaré que l’on ne vendrait plus d’or. – Il y
a des indices qu’une grande puissance a fait pression et continue à en faire. Ou bien, est-ce que les ventes d’or se font en vue d’un rapprochement avec l’UE ou même en vue d’une adhésion?
Les membres de l’UE ont transféré la responsabilité de leur réserves d’or à la direction de la Banque centrale européenne (Accord d’Amsterdam, chapitre 2, article 105, alinéa 2).
On pense automatiquement à des parallèles avec la Seconde Guerre mondiale. A cette époque aussi une grande puissance avait fait pression sur la petite Suisse. Le 5 octobre 2007, le
conseiller national Luzi Stamm a déposé un postulat avec le contenu suivant: «Le Conseil fédéral est prié de présenter un rapport sur les dessous des ventes d’or de la Banque nationale.
Qui a proposé et pour quelles raisons les différentes ventes d’or? Tout spécialement il faut répondre à la question s’il existe des ententes avec des Banques nationales étrangères pour la
vente coordonnée d’or.»
Espérons qu’il ne faudra pas de nouveau 50 ans jusqu’à ce que la population reçoive une réponse à ces questions. La démocratie directe, une information ouverte et loyale sont le meilleur
moyen de contrer toute tentative de pression de cette sorte. Cette sagesse vaut certainement aussi pour la relation avec l’UE.
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