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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 20:00
- Publié dans : Technologies et techniques de contrôle

C'est demain ! A Montpellier Rassemblement de solidarité avec les lycéens poursuivis pour avoir distribué des tracts sur la chaussée !

A Montpellier, quatre lycéens et un étudiant ont été mis une journée en garde à vue et risquent 4500€ d’amende.

Leur crime ? « l’entrave à la circulation » lors d’un rassemblement pacifique avec distribution de tracts dans le cadre du mouvement sur les retraites. Nous ne pouvons tolérer de telles pratiques réactionnaires qui vont à l’encontre de la liberté d’expression et des droits démocratiques de cha02cun-e. Manifestons notre solidarité et exigeons l’abandon de toute poursuite contre ces cinq jeunes !

Mercredi 15 à 10h devant le tribunal (nouveau) de Montpellier, Place Pierre Flotte

13 décembre : Mediapart relaye le témoignage de Sophie

12 décembre : le témoignage de Sophie, convoquée avec d'autres, mercredi devant le tribunal : « Le mardi 9 novembre. On est partis de Clémenceau pour aller à la Comédie, où les lycées devaient se rejoindre.

Arrivés là-bas, on était une cinquantaine. On nous donne les tracts à distribuer, et nous commençons tout de suite. Là, un fourgon de la police municipale arrive et nous dit d'arrêter de tracter sur la place de la Comédie.On décide de bouger, car on ne veut pas d'ennuis avec la police. On va donc au Rives du Lez, sur l'avenue Mendez France au feu rouge." (La suite ci-dessous)



(A la une de L'Hérault du Jour, 25 novembre)

13 décembre : Mediapart relaye le témoignage de Sophie

Suite du témoignage de Sophie :

Là, on a ralentit un peu la circulation, mais on tractait. On ne pouvait pas faire autrement. On ne s'est pas mis au milieu en bloquant tout. Quand les voitures avaient les tracts, on les laissait passer. Tout d'un coup, on entend des sirènes, donc on se met tous sur le trottoir. Les policiers nationaux arrivent en uniforme avec deux camions et une voiture (peut-être même plus, je m'en rappelle pas trop). Là, certains lycéens entendent les policiers dire "on prend les gros bras". Donc, tout le monde crie "Ils prennent les gros bras. Les gars, courrez".

Ils prennent deux "gros bras" et en mettent un dans un camion, l'autre dans une voiture. Un garçon se précipite et demande "c'est quoi ton nom ?" il se fait embarquer lui aussi dans le camion, une autre qui le suivait crie "T'a le numéro de l'avocat ?". Hop, dans le camion lui aussi. Un lycéen de Jean Monnet arrive après eux et dit au policier qui ont embarqué nos quatre camarades "s'il vous plaît relâchez les, ils ont rien fait" d'une voie calme. le policier sort sa matraque et le tape violemment à la hanche, et lui met un chassé dans les jambes, ce qui l'a fait tomber (il a d'ailleurs un bleu énorme à la hanche). J'étais à 5 centimètres, et je suis restée là, choquée, en le regardant se relever. Tout le monde a applaudit ironiquement la police, et moi j'ai rien fait, bugant en revoyant la scène, mais comme j'étais la plus proche, c'est moi qu'ils ont pris. Tout ce paragraphe c'est déroulé en 30 secondes.

J'étais dans la voiture avec Clément de Jean Monnet (moi je suis de Clémenceau).

Dans le camion il y avait Nat de Paul Valéry, Roman de Joffre, et Lauriel de Sète (lycée Charles de Gaule). Nous étions tous mineurs. Dans le camion, les flics les ont traités de "petit pédé" (c'est ce qu'ils m'ont dit... moi j'étais en voiture pas dans le camion). Apparemment, y'a un flic qui a demandé à un des gars qui se sont fait arrêter avec moi (je sais plus lequel) si il voulait bien signer une décharge comme quoi le flic n'été pas responsable de ce qui s'était passé pendant l'interpellation. Ca va, il est pas débile, il a pas signé.

Arrivés à l'hôtel de ville, on a été fouillés et on nous a interrogé individuellement. Nat (l'étudiant de Paul-Va), pendant qu'on attendait pour l'interrogatoire était stressé, sous pression (comme nous tous) et il a sorti à un flic (tout en étant d'un calme étonnant) qui parlait super mal "t'as vu comment tu parles ?". Le flic a réagi au quart de tour, il a dit : "Ouais, t'as de la chance que j'ai l'uniforme, sinon si je te croise dans la rue, je te nique ta gueule. Je te jure je vais te rechercher, et je vais te défoncer ta petite gueule, parce que quand t'a des reubeux en face de toi, tu fermes direct ta gueule..."

Bref, il a fait un speech de 5 minutes en répétant à chaque fin de phrase "je te nique ta gueule". Je me souviens juste du début, parce que après c'était tellement répétitif que ça m'a saoulé, j'ai même plus écouté sinon j'allais péter un plomb, et c'est exactement ce qu'ils voulaient. Puis, on est descendus au sous-sol où on nous a pris nos empreintes digitales sans possibilité de refus et où nous avons été pris en photos avec une ardoise à la main qui déclinait notre identité et un numéro et des lettres (comme dans les film).

On a ensuite été mis en cellule, où il faisait très froid, sombre et où il y avait de la pisse par terre. Nous avions très faim (on avait déjeuné vers 6H du matin, et nous n'avions pas mangé depuis). Nous n'avions pas d'objets sur nous. Ils nous avez pris nos portables et tout nos effets personnels.

Quand les manifestants qui avaient distribué les tracts avec nous sont allés faire un sitting à 13 heures devant l'hôtel de police, la police leur avait déclaré que nous serions relâchés à 14H et sans aucune poursuites. Mais on est rentrés à midi au commissariat central, et ce n'est qu'à cinq heures qu'ils ont appelé les parents (soit-disant qu'ils avaient oublié de les prévenir). Or, comme nous n'étions pas majeurs, nous ne pouvions sortir sans les parents. Ce qui fait que le premier est finalement sorti à 18H et le dernier à 19H. Nous sommes donc restés entre 6 et 7H à l'hôtel de police.

Nous sommes pourtant convoqués au tribunal le mercredi 15 décembre à 10H30 pour le motif d'entrave à la circulation. Ils ont mis sur la convocation que nous avons bloqué la voie à l'aide d'objets et que nous nous sommes mis au milieu sans bouger, ce qui est totalement faux.

Certains policiers m'ont dit que je risquais 4500 euros d'amende et 2 ans de prison pour mineur, mais ils ont dit des choses différentes à chacun pour nous perdre.

Sophie »

Le tract distribué par ces lycéens :

Les lycéens toujours mobilisés contre la réforme des retraites !

D'après le gouvernement :

L'espérance de vie augmente, donc il faut travailler plus longtemps.

L'âge légal de départ à la retraite dans les autres pays européens est plus élevé, avec par exemple l'Allemagne qui est à 68 ans.

Le déficit budgétaire concernant la retraite est estimé à 40 milliards d'euros.

Or

L'espérance de vie en bonne santé est de 62,4 ans pour un homme et 64,2 ans pour une femme.

La durée de cotisation en France est de 42 ans alors qu'en Allemagne elle est de 35 ans.

Le PIB français est estimé à 2000 Milliards d'euros, la part des richesses accordées aux salariés à diminué de 200 Milliards d'euros par ans depuis 1982.

............................................


Quatre lycéens et un étudiant de Montpellier avaient été interpellés, le 9 novembre 2010, et placés en garde à vue de 9 h du matin à 19 h, avec prise d’empreintes et photos sur ardoise. Ils distribuaient des tracts dans le cadre sur mouvement sur les retraites ralentissant un peu la circulation. Ils sont accusé d'entrave à la circulation. Ils sont appelés à comparaître devant le Tribunal de Grande instance de Montpellier 15 décembre 2010 à 10h

Contre Sarkozy et sa réforme des retraites, les jeunes se sont massivement mobilisés. De nombreux lycées se sont mis en grève et ont fortement participé aux manifestations avec les salariés et leurs syndicats. Sarkozy et son gouvernement ne peuvent supporter l’action consciente de la jeunesse. Ce gouvernement n’a pour les jeunes que des lois les criminalisant, loi sur « prévention de la délinquance » ou encore la volonté de les rendre pénalement responsable à partir de 13 ans. Il est clair pour eux qu’un un lycéen mobilisé est déjà un pré-délinquant ou un naïf manipulé comme ils n’ont cessé de nous le répéter.
Les choses sont pourtant bien plus simples : nous refusons leur monde où notre avenir n’est fait que de précarité.

La répression des mouvements sociaux et des grévistes est depuis longtemps un moyen utilisé par les gouvernements pour « mâter la rébellion »; mais aujourd’hui, avec le gouvernement Sarkozy, les méthodes les plus violentes et agressives sont déployées.
Pendant le mouvement contre la réforme des retraites, alors que nous étions nombreux et nombreuses en lutte aux côtés des salarié-e-s, le gouvernement n’a pas hésité à envoyer les « forces de l’ordre » pour casser les mouvements lycéens et à arrêter et condamner de jeunes manifestants à des peines de prison fermes.
Nous avons tous été sensibles à l’histoire de ce lycéen de Montreuil qui a perdu un œil alors qu’il luttait avec son lycée pour défendre ses idées ; mais cette histoire est loin d’être anecdotique, elle s’inscrit dans une longue suite de pratiques autoritaires et liberticides qui montrent la réelle nature du pouvoir en place.



 (1)

(L'Hérault du Jour, 25 novembre)

Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 19:36
- Publié dans : Actus/Etat/Politique française

Par lefigaro.fr


15/12/2010 | Mise à jour : 17:28
 
Plusieurs immeubles à Clichy sous Bois.
Plusieurs immeubles à Clichy sous Bois. Crédits photo : PATRICK KOVARIK/AFP

Une étude inédite de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles rendue publique ce mercredi par Le Monde souligne l'ampleur de la fracture sociale entre ces quartiers défavorisés et le reste du pays.

Le taux de chômage des jeunes s'est aggravé en 2009 dans les quartiers pauvres, touchant plus d'un jeune sur trois, selon un rapport de l'Observatoire national des Zones urbaines sensibles (ZUS) révélé mercredi par Le Monde.

Dans ces ZUS - les 751 quartiers retenus par les pouvoirs publics pour être la cible prioritaire de la politique de la Ville -, le taux de chômage s'est établi en 2009 à 18,6%, contre 16,9% en 2008.

Il dépasse ainsi le taux de 17,2% enregistré en 2003 au moment de la mise en place de la loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, dont l'objectif était de réduire significativement les inégalités en banlieue sur une période de cinq ans.

Le chômage a notamment progressé chez les jeunes: 43% des actifs et 37% des actives sont sans emploi. Le taux était de 41,7% chez les jeunes hommes et de 29,6% chez les jeunes femmes (29,6%) en 2008. Et désormais, les diplômés sont autant touchés par le chômage, «alors que jusque-là le diplôme les protégeait», souligne le rapport.

 

Hausse significative de la délinquance

 

Conséquence: ces quartiers concentrent deux fois plus d'allocataires des minimas sociaux, deux fois plus de personnes vivant sous le seuil de pauvreté et trois fois plus de bénéficiaires de la couverture maladie universelle que dans le reste du territoire.

Une situation qui se détériore sous l'effet des mouvements de population. «Chaque année, 7% des habitants quittent le quartier et sont remplacés par de nouveaux habitants, généralement en situation de précarité accrue par rapport aux partants», observe dans Le Monde la présidente de l'Observatoire, Bernadette Malgorn.

Autre signe alarmant: l'accroissement des familles monoparentales où les pères sont absents au moment de l'adolescence. Le taux est de 25% dans les quartiers des grandes agglomérations (Paris, Marseille...), contre 15,8% en dehors des Zus.

Le document cité par Le Monde signale également une hausse significative des faits de délinquance, en particulier les incendies volontaires de voitures et de poubelles.

Une lueur d'espoir dans ce sombre tableau: en matière de réussite scolaire, l'écart tend à se réduire légèrement, même si les taux restent encore inférieurs à la moyenne nationale.

(Avec AFP)

Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 19:21
- Publié dans : Actus/Etat/Politique française

Mercredi 15 Décembre 2010

Quand l'État brade vos données personnelles...
Les caisses sont vides. Et l'État a trouvé une façon simple de les renflouer (un peu) : vendre ses fichiers de cartes grises, contenant nom, prénom, adresse, date de naissance, véhicule... 



Le 9 avril 2009, le Sénat votait une loirendant "les informations nominatives figurant dans les pièces administratives exigées pour la circulation des véhicules", "communicables à des tiers préalablement agréés par l'autorité administrative afin d'être réutilisées" "à des fins statistiques, ou à des fins de recherche scientifique ou historique", ou encore "à des fins d'enquêtes et de prospections commerciales, sauf opposition des personnes concernées". 
Spam d'Etat 
En clair, l'Etat vend à qui-n-en-veut son fichier de cartes grises pour une utilisation marketing. Le tarif n'a pas encore été fixé. Et c'est parti pour un envoi massif de courriers personnalisés : genre "Monsieur Michû, votre C3 bleue nous intéresse", ou autre "Madame Foldingotte, votre Mégane immatriculée AA111YYY a été flashée". Tout de suite, ça retient l'attention. 
Mais, bien sûr, vous avez tout loisir dur ve vous opposer à ce nouveau genre de publicité sauvage. Reste à savoir comment, puisqu'au moment de déposer vos formulaires en préfecture, rien n'est prévu pour vous avertir de la situation. Et encore moins pour vous demander votre avis. En outre, l'Etat ne s'oblige aucunement à vous informer d'une éventuelle revente de vos informations personnelles. Alors... bon courage pour vous "désabonner". 
En quête d'enquêtes... 
Un an et demi plus tard, nos législateurs-qui-pensent-à-tout (c'est même pour ça qu'on les paie, parait-il) viennent de s'apercevoir que l'utilisation de telles données pouvait comporter quelques risques. D'où cetamendement, ajouté à la LOPSSI, actuellement en deuxième lexture à l'Assemblée nationale, qui préconise qu'"avant de céder à titre onéreux certaines des informations qu'elle détient (comme par exemple les données contenues dans le système d'immatriculation des véhicules [...]), l'administration doit s'assurer que les données transmises ne seront pas utilisées à des fins contraires au respect de l'ordre public. [Ce] projet d'amendement a donc pour objet de permettre la réalisation d'enquêtes administratives sur les demandeurs préalablement à la cession de telles informations". 
A vau l'eau 
L'Etat se réserve le droit de réaliser une enquête de moralité sur ses futurs clients. Seules les sociétés propres sur elles pourront donc vous harceler de leurs propositions commerciales révolutionnaires. Sauf que le législateur-qui-pense-vraiment-à-tout, par cet amendement, autorise l'Etat à enquêter sur toutes les personnes - physiques ou morales - qui demandent l'autorisation d'utiliser n'importe quelles données publiques (et pas seulement celles liées aux cartes grises). Par exemple, les données de Météo-France, de l'IGN (cartographie), de l'INSEE, des données sur la pollution, la circulation automobile, sur la localisation d'ascenseurs dans les métros (pour aider les handicapés dans leur pérégrination), sur l'assiduité des députés (voir NosDéputés.fr)... Il va y en avoir, des enquêtes ! Et l'Etat pourra ensuite les revendre ... ? 
Et, une idée, en passant... Puisque l'UMP accuse un endettement monstre, ne pourrait-elle pas mettre en vente son fichier de généreux donateurs (en chèque et en liquide) ? 
(Une mise à jour de cet article est prévue dès que le résultat du vote de l'amendement sera connu) 
(Remarque : l'AFP, et toute la presse dans son sillage, attribue au Parisien la primeur de cette "révélation". Pourtant, cela fait plusieurs jours que l'info tourne en boucle sur regardscitoyens.org , numerama.com oupcinpact.com, entre autres)... 


(Article publié sur le site "Les mots ont un sens") 


Mercredi 15 Décembre 2010
Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 19:26
- Publié dans : Actus/Etats/Politique européenne

Oum Maryam
07/12/2010



Grande Bretagne : Pour stimuler le marché de l'adoption, les services sociaux volent des enfants
Un phénomène très inquiétant agite la société britannique et semble devenir monnaie courante dans le pays : L'enlèvement d'enfants par les services sociaux, parfois à l'insu des parents, et ce, sans la moindre raison valable. Ainsi, chaque année, des milliers d'enfants sont arrachés de force de leur famille, par des « assistants sociaux » aidés de la police, devant l'impuissance des parents, bouleversés. Alors, comment expliquer que des représentants du service social puissent en arriver à enlever gratuitement des enfants pour les faire passer pour des orphelins ? Et surtout que deviennent ces enfants, victimes d'abus de pouvoir, dès lors qu'ils sont entre les mains de ces services ? Que fait l'Etat pour empêcher ce trafic honteux ?

  

Un trafic d'enlèvement d'enfants forcés à l'adoption 



Une affaire qui risquera longtemps de faire tâche d'huile, chez le royaume britannique. Depuis de nombreuses années déjà, et sous une indifférence et un silence déconcertants, plusieurs milliers de parents se voient séparés brutalement de leur enfants : du nourrisson dans les bras de sa mère, jusqu'au jeune enfant qui jouait tranquillement dans le jardin. A l'improviste, une équipe d'assistants sociaux, accompagnés par des policiers, s'invitent chez vous, et vous questionnent de manière suspicieuse sur votre situation personnelle, avec comme idée derrière la tête : repartir avec au moins un de vos enfants sous le bras. 

Les cibles les plus convoitées par les services sociaux, et parfois les plus vulnérables aussi, sont en général les familles issues de classes moyennes, voire très modestes. A l'image d'une jeune mère, Sarah Daniels, dont on a enlevé le bébé, « par ce qu'elle n'avait pas de contact visuel avec lui lorsqu'il était dans ses bras » et qui dénonce au moment de l'enlèvement le fait que les assistants n'ont présentés aucun motif tangible qui explique ce geste. « Ils n'ont pas besoin d'avoir une raison, ils ont seulement besoin d'une excuse » souligne t-elle. 

Et pour cause, à chaque intervention, les services sociaux s'arrangent toujours pour trouver un ou plusieurs prétextes discréditant les parents, et qui permettraient de juger de façon totalement subjective leur inaptitude à s'occuper de leurs enfants. 

Et parmi ses prétextes, il peut y avoir de tout et de n'importe quoi : par exemple, il suffit que vous ayez eu un malentendu avec votre conjoint, ou une engueulade avec votre voisin, ou qu'un inspecteur débarque chez vous et constate que le ménage n'a pas été fait, ou encore que votre enfant soit tombé accidentellement pendant qu'il jouait, en votre absence, ou encore que vous êtes en instance de divorce, ou encore que vous soyez un enfant adopté, ou encore que vous punissez votre enfant car il a fait beaucoup de bêtises, ou que vous le laisser faire sans le punir... 

Autant de situations que beaucoup de parents ont eu à vivre, et que les services sociaux utilisent pour justifier leurs kidnapping, et par la même, stigmatiser les parents comme étant de mauvais parents, incompétents, et irresponsables quant à l'éducation et à la protection de leur enfants. 

  

Des enfants que les parents ne reverront peut être jamais 



Une manière pernicieuse et intolérable, de pouvoir faire aboutir des intentions bien particulières : Recueillir le maximum de bébés, et d'enfants susceptibles d'être placés sur le marché de l'adoption. Tandis que les plus grands seront balancés de famille d'accueil en famille d'accueil, sans jamais pouvoir un jour revoir leur propre famille. 

Impossible aussi pour les parents d'accéder aux dossiers de leurs enfants, ni même de savoir ce qu'il leur ait reproché. Sans moyen de faire appel, les parents se retrouvent rangés dans la catégorie « parents à risque » par les services sociaux qui les qualifient d' « inaptes à éduquer leurs propres enfants ». 

En Grande Bretagne, ce n'est qu'après avoir atteint l'âge de 16 ans, qu'un enfant adopté légalement, ou enlevé de force de ses parents dans son enfance, ne pourra aspirer à faire des recherches en vue de retrouver ses parents biologiques. Les parents eux, au nom d'une loi, sont interdits de témoigner devant les journalistes, et pire, des poursuites judiciaires incluant peine de prison et amende, sont prévues pour les parents qui rendraient leur mécontentement publique et chercheraient à trouver leur enfants. 

Les rares fois où ils peuvent rendre visite à leurs enfants, ne se déroulent que sous haute surveillance, et dans un temps escompté. Le courrier des enfants est quant à lui, quotidiennement contrôlé, faisant passer à la trappe les lettres des parents. 

  

Des enlèvements stimulés par des « primes » à l'adoption 



Cette manigance des services sociaux, n'est pas sans oublier la responsabilité du gouvernement britannique. En 2000, Tony Blair déclare à la presse, que des bonus financiers, plus couramment appelés « primes au rendements » seraient accordées aux comtés, dont les services sociaux afficheraient le plus grand nombre d'enfants recueillis, et ce sans préciser s'il s'agit de gré ou de force. Tout ceci dans le but de stimuler ce qui n'est devenu qu'un marché rentable : l'adoption. 

Pour les parents qui ont croisés leur chemins, les services sociaux qui enlèveraient gratuitement leurs enfants, se cachent sous deux principaux organismes spécialisés dans la petite enfance, et les justices familiales : Cafcass, et Barnardos. Très vite, ces institutions se sont faites appelés les « SS », en référence aux soldats sous l'Allemagne nazie qui ont participé à l'organisation de la rafle des juifs. 

Voilà de nombreuses années que ces vols d'enfants se multiplient sous l'immobilisme totale des autorités garantes de la sécurité publique, et ce n'est que bien récemment, que l'affaire eu un écho retentissant dans les médias. 

En première ligne, le 24 février 2010, le Premier Ministre Gordon Brown, ainsi que deux leaders à l'opposition ont présentés leurs excuses aux dizaines de milliers d'enfants victimes de ces enlèvements. Des enfants qui ont grandis hors d'Angleterre, transférés en Australie et vers d'autres pays du Commonwealth et ce depuis des décennies. 
De son coté, le député conservateur britannique Tim Yeo qui s'est dit outré à la découverte de ce trafic, a déclaré : « Créer des objectifs en matière d’adoption et de plus des objectifs récompensés, ne pouvait qu’aboutir à une catastrophe ». Une catastrophe qu'il n'aura pourtant pas manqué de dénoncer au Parlement. 
  

Florence Bellonne, journaliste belge consacre un reportage sur le sujet 



Puis, l'affaire a pris plus d'ampleur, avec la diffusion le 27 novembre dernier du reportage de Florence Bellone, correspondante belge à Londres pour la RTBF. Un reportage de 55 min, pour l'émission de la chaine « La Première » intitulée « Transversales », qui retrace l'investigation depuis plusieurs mois de cette journaliste sur ce sujet encore très étouffé en Grande Bretagne. 

Au cours de son enquête, Florence Bellone livre de nombreux témoignages parfois choquants de parents qui jusque là étaient contraint au silence devant la presse, mais aussi de représentants politique ou juridique venus exprimer leur indignation face à de telles pratiques. Elle s'est aussi rendue en Irlande, pour y rencontrer les familles qui ont dû s'exiler pour protéger leurs enfants de ces kidnapping. 

Voici le reportage audio intitulé «Grande Bretagne : Les enfants volés » dans son intégralité en podcast 

Dans le reportage, pouvait t-on entendre les interventions d'hommes politiques anglais qui estiment que les victimes de ces agissements mériteraient des « excuses illimitées ». Mais cela n'aura manifestement pas arrêté la machine infernale. 

Quant aux parents, c'est sur la toile, qu'ils ont décidés de médiatiser ce phénomène, et d'en dénoncer les dérives. Désorientés, ne sachant plus quoi faire, ceux ci se sont tournés vers les réseaux sociaux comme ultime recours pour retrouver leurs bambins, mais aussi pour exprimer à l'échelle internationale, l'injustice subie. 

Ils espèrent par ce moyen rencontrer d'autres parents dans leur cas, pour pouvoir s'unir, et s'organiser afin de dénoncer ce scandale. Sur Facebook, on peut citer le groupe « UK Stolen Children » qui compte à ce jour plus de 900 membres. 

  

Face à la paralysie du gouvernement, la résistance s'organise 



Autres enlèvements, mais aussi accusations diffamatoires continuent de se répandre contre les parents pour qu'ils craquent, et cela en toute impunité. Le gouvernement n'ayant rien mis en œuvre pour condamner ce phénomène, ce sont souvent des personnes anonymes qui s'en sont chargées. 

A l'instar de Ian Josephs, un ancien conseiller municipal exilé à Monaco, dans le sud de la France, qui a consacré un site internet (http://www.forced-adoption.com/introduction.asp) pour non seulement dénoncer ces vols d'enfants mais aussi pour offrir une écoute permanente aux parents dont les enfants ont été enlevés, en vue de les conseiller sur les démarches à entreprendre pour les retrouver et faire valoir leur droit. 

Car lorsqu'un parent ose mener l'affaire devant les tribunaux, il est généralement contraint à choisir un avocat parmi la liste imposée par les services sociaux. Et la plupart du temps, lorsqu'il s'agit d'un couple, les SS s'arrangent pour faire séparer le couple, en lui faisant croire que cela leur faciliterait à retrouver leur enfant, et dès lors que le couple cède, les SS s'empressent de déclarer au tribunal que la séparation du couple s'explique par leur instabilité. Des preuves montées de toute pièces, pour lesquels aucun témoin extérieur n'est autorisé, hormis les assistants sociaux eux mêmes. 
Un jugement totalement bafoué donc qui confrontent les parents toujours au même verdict : l'enfant est « bon pour adoption ». Chose que les parents aujourd'hui rejettent, et concentrent tout leurs efforts pour faire prendre conscience du danger qui guette les enfants anglais, et mettre en garde les quelques autres parents qui ont été épargnés par ces enlèvements. 

Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 19:25
- Publié dans : Scandales économiques

7 décembre par Pascal Franchet

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Une campagne idéologique mensongère

Les gouvernements qui se sont succédé depuis une trentaine d’année nous ont tous tenu le même discours : « la dette publique est abyssale, c’est le 2ème poste budgétaire, il faut réduire les déficits publics et la dette  ».

Ils ont même essayé (et essaient encore) un discours culpabilisant (« nous laisserons un fardeau pour les générations futures »).

Au nom de cette dette « abyssale », nos gouvernants n’ont pas décidé d’augmenter les impôts des grandes entreprises ou des ménages fortunés, ceux qui ont les moyens de contribuer à la chose publique, mais, bien au contraire, ils les ont diminués, en France comme tous les pays de l’UE, aux Etats-Unis et au Japon, diminuant ainsi les ressources de l’Etat et aggravant, année après année, le déficit budgétaire et empruntant pour boucher les trous. Par contre, ils ont privatisé à tout va, ils ont réduit les dépenses sociales, comprimé les dépenses publiques, réformé l’Etat et supprimé des centaines de milliers de postes de fonctionnaires dans la fonction publique.

Et depuis des années, les gouvernants nous assènent la charge de la dette comme étant le summum de la monstruosité cataclysmique, le tsunami qui risque fort de nous emporter si nous ne nous serrons pas la ceinture !

Nous, c’est aujourd’hui la grande majorité de la population qui subit les plans d’austérité.

Et alors que leurs moyens de contribuer se sont accrus avec les cadeaux fiscaux et autres éxonérations de cotisations sociales, rien n’est exigé des ménages les plus fortunés, rien n’est exigé non plus des grandes entreprises ou des institutions financières, pourtant responsables de la crise économique et fnancière mondiale. 
En diminuant la part des salaires dans les richesses produites par le travail, en privilégiant les investissements spéculatifs plutôt que productifs, ils ont créé les conditions qui sont à l’origine de cette crise. Ce sont ceux-là qui spéculent aujourd’hui contre les dettes souveraines des pays de la Périphérie de l’Union Européenne et de la Zone Euro (ZE).

Au fait, c’est quoi cette « charge de la dette » ?

Pour les pays du Sud et dans les comptes du FMI et de la Banque Mondiale, on parle duservice de la dette, c-à-d le total du capital remboursé et des intérêts d’emprunts servis au titre de l’année. 
On compare ce chiffre avec d’autres éléments (PIB, exportation, etc.) pour apprécier la capacité de ces pays à rembourser la dette. C’est une présentation budgétaire qui intéresse avant tout les créanciers. Peu importe la misère des populations, peu importe aussi qu’un pays consacre 40% de son budget au service de la dette et entre 4 et 8% à l’action sociale (santé et éducation). L’important, pour les institutions financières internationales, est de mesurer sa capacité à honorer les contrats de prêt. _ Dans les pays dits développés, au Nord , on parle de « charge de la dette » dans les présentations des budgets. On se place du point de vue de l’emprunteur, ou plutôt on détourne l’attention sur l’emprunteur pour ne pas trop montrer les créanciers. Cette « charge de la dette » ne représente en fait que les seuls intérêtsservis aux détenteurs de créances envers l’Etat. 
Pour beaucoup, y compris parmi les journalistes spécialisés (voir page suivante), les engagements financiers, la dette, la charge de la dette ou le service de la dette, c’est la même chose.

Et pourtant, dans les présentations du budget, le capital remboursé est totalement occulté.

Il faut rétabir la réalité des chiffres 
Dans la letttre d’information de la revue Alternatives Economiques en date du 26 novembre 2010, on trouve la citation suivante : « La progression la plus marquante parmi les dépenses de l’Etat concerne ses engagements financiers (le paiement des intérêts et le remboursement de la dette) : ils progresseraient de 6,3% en 2011, pour devenir le premier poste de dépenses, devant l’enseignement hors pensions » [[http://www.alternatives-economiques...

Cette présentation est inexacte comme le montre le tableau 1 ci-dessous mais bien compréhensible si on tient compte de la campagne incessante sur cette question.

Tableau 1. Evolution en valeur et à périmètre courant des crédits de paiement de la mission (en euros) Source : commission des finances, d’après le projet annuel de performances 
http://www.senat.fr/rap/l10-111-312...

Le service de la dette ( remboursement du capital et intérêts servis)…c’est pire encore !

En fait de « charge de la dette », la seule chose prise en compte dans le budget de l’Etat, ce sont les intérêts à payer au titre de l’année considérée. Mais qu’en est-il du capital ? Vous ne le trouverez pas dans les dizaines de pages des lois de finances, qu’elles soient initiales, rectificatives ou définitives.

Et pourtant, ces émissions de bons du Trésor, ces obligations, à moyen ou à long terme, comportent bien un terme à l’issue duquel le débiteur (l’Etat en l’occurrence) doit rembourser le capital prêté. Et ce remboursement, où est-il ?

Pour le trouver, il faut aller faire un tour du côté du site internet de l’Agence France Trésor qui gère la dette de l’Etat. (http://www.aft.fr/ ), ensuite dans la rubrique « le cadre budgétaire », ouvrir les onglets et choisir celui intitulé « besoins et ressources de financement ». 
Année, par année (menu déroulant), vous trouvez comment l’Etat résout ses problèmes de financement. 
Dans les sommes à payer (besoin de financement), vous trouvez avec le déficit budgétaire, le remboursement à effectuer du capital emprunté (remboursement appelé ici « amortissement, voir tableau 2. »).

http://www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/ca...

Ainsi, pour 2010, l’Etat français a dû rajouter à un déficit budgétaire de 149,7Mds d’€ (qui inclut les intérêts de la dette à payer pour un montant de 42,5Mds d’€), les « amortissements » des dettes à moyen et long terme arrivant à échéance en 2010 pour un montant de 83Mds d’€. La charge de la dette (intérêts à payer) représente 96% des engagements financiers. Le service de la dette pour 2010 s’élève ainsi à 125,5 Mds d’€ (83+ 42,5) . (voir tableau 3 ci-dessous.)

1995-2011, le capital emprunté a déjà été remboursé 4,6 fois et il en reste encore 3 fois plus à rembourser !

En 1995, le stock de la dette publique s’élevait au 31 décembre à 431 Mds d’€. Fin 2011, le total cumulé des intérêts servis et des capitaux remboursés s’élèvera lui, à 2 013Mds d’€soit 4,6 fois plus qu’en 1995
Dans le même temps, la dette aura été élevée à 1 333 Mds d’€, soit plus de 3 fois le montant de 1995. 
Les intérêts payés (658Mds d’€) représenteront plus de 2 fois le total des dépenses du budget général (285,7Mds d’.€ pour 2011).

La dette publique représente 37% des dépenses publiques !

La dette publique n’est pas le 2ème poste mais bien le 1èr. poste de dépenses publiques depuis des années. Ce qu’on nous présente comme « charge de la dette » ne représente que les intérêts d’emprunts. Les présentations budgétaires omettent d’afficher le capital remboursé, et ce n’est pas neutre. 
Si nos économistes patentés, les « personnes autorisées » (pas par moi, se moquait le regretté Coluche), affichaient la réalité, sans doute notre perception de la dette serait différente, sa contestation prendrait des dimensions qui ne feraient pas plaisir aux dirigeants de l’Etat, tout dévoué au service des créanciers.

Montant en Mds d’€ ; en%

Le « camembert » présenté par le ministère du budget occulte totalement le capital remboursé. 
Ce n’est pas uniquement un choix technique de présentation comptable mais un choix politique d’affichage.

Le service de la dette, c’est autant de moins pour l’action publique en 2011 !

- Plus de 3 fois le budget de l’enseignement scolaire ! 
- Près de 4 fois le montant dédié aux pensions ! 
- 6 fois les sommes allouées à la recherche et à l’enseignement supérieur ! 
- 8 fois le budget de la justice ! 
- 11 fois celui de l’écologie, l’agriculture et l’aménagement durable ! 
- 11,6 fois celui de la solidarité, l’insertion et l’égalité des chances ! 
- 12.5 fois celui consacré au travail et à l’emploi ! 
- Plus de 18 fois le budget de la culture !

Comment ne pas remettre en cause cette dette publique ?

Alors qu’on supprime en France plus de 30 000 postes de fonctionnaires par an, que l’Education Nationale est exangue, qu’on détruit les régimes de retraites par répartition pour les livrer à la capitalisation et aux assurances, que la recherche et l’enseignement supérieur souffrent cruellement de manque de moyens, que la justice n’a plus les moyens de fonctionner, que la mission « écologie » est totalement détournée de son objet, que la mission « solidarité, insertion, égalité des chances » relève de la déclaration d’intention, que le budget consacré à celle du travail et de l’emploi ne permet pas aux agents de faire leur travail correctement ni aux chômeurs de retrouver un emploi, et que la culture reste superbement ignorée, hormis les expressions de prestige ?

Publier les vrais chiffres de la dette, une exigence citoyenne à satisfaire !

Les éléments qui la constituent doivent être publiés.C’est un exigence que nous avons envers tous les gouvernements . Les présentations budgétaires ne doivent pas cacher l’ampleur du coût de la dette publique. La dette est publique, sa réalité doit être montré au public. De même, les bénéficiaires doivent être clairement identifiés. LE CADTM réclame l’instauration d’un registre des détenteurs de la dette et une totale transparence.

Rétablir la vérité des chiffres, pour mieux annuler la dette !

Cette dette publique est le produit direct des politiques néolibérales pratiquées depuis le début des années 1980. C’est en son nom que sont imposés les plans d’austérité qui frappe aujourd’hui les peuples européens. La question du défaut depaiement est posée.

Mais il serait dangereux d’attendre un défaut à l’initiative des créanciers. A coup sur, le montant de la dette ne diminuerait pas et un nouveau plan d’austérité accompagnerait sa restructuration au nom de « l’assainissement des politiques budgétaires ».

Un moratoire avec suspension du remboursement du capital et des intérêts doit être prononcé à l’initiative du pays débiteur. Aucun intérêt de retard ne doit être comptabilisé.

Une commission d’audit citoyenne doit examiner si cette dette a été contractée dans l’intérêt commun ou non. Les résultats de ses travaux doivent être rendus publics et être appropriés par les mouvements sociaux.

Sa légitimité doit être examinée et un gouvernement véritablement au service du peuple devra notifier l’annulation totale ou partielle comme le droit international le permet. Ce sera un des enjeux des élections présidentielles de 2012 en France. Les programmes des candidats doivent se situer clairement vis-à-vis de cette question.

«  Le « service » des intérêts opère ensuite un transfert de richesse au bénéfice des détenteurs des titres de la dette », dit à juste titre Jean Gadrey sur son blog pour Alternatives Economiques le 24 novembre dernier. 
(http://alternatives-economiques.fr/....)

Annuler la dette jugée illégitime est indispensable pour contribuer à un réel transfert des richesses, mais cette fois en faveur de la grande majorité de la population.

Pour annuler, mobilisons nous à l’échelle européenne !

Mais cette démarche ne sera possible que si elle est soutenue par une mobilisation des peuples européens contre la dette et les plans d’austérité. Il y a là un enjeu considérable. Les tenants du pouvoir économique sont en phase avec l’Union Européenne et la BCE pour faire payer la crise aux salariés , aux jeunes et aux retraités.

En réponse, le CADTM et son réseau Europe proposent à tous les mouvements sociaux et tous les partis politiques qui, en Europe, sont convaincus qu’il faut développer une riposte populaire face à l’offensive que le Capital lance à la faveur de l’explosion de la dette publique, d’organiser ensemble la bataille des idées et la mobilisation unie à l’échelle europénne contre la dette et les plans d’austérité.

C’est tous ensemble et en même temps que nous devons lutter ! 


Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 19:21
- Publié dans : Actus médecine

Enfin des preuves sur les bienfaits de l’Aspirine (contre le Cancer).

 
07/12/2010

A quand des preuves sur les bienfaits d’une Réduction Alimentaire (contre le Cancer) ?

Aspirine contre le Cancer

L'équipe britannique du Pr Peter Rothwell, de l'université d'Oxford a publié dans la revue britannique The Lancet, qu'une consommation minime d'aspirine (acide acétylsalicylique) de 75 milligrammes par jour, au long cours réduit de 24 % le risque de cancer colo-rectal, et d'un tiers sa mortalité chez les personnes déjà atteintes. 

Mais l’aspirine agit sur bien d'autres tumeurs malignes, réduisant au moins de 20 % leur mortalité. Pour étudier les relations intimes entre prise d'aspirine et cancers, Peter Rothwell et ses collègues se sont repenchés sur les grandes études comparant l'aspirine à un placebo ou à un autre produit - antiagrégant ou anticoagulant - en prévention des maladies cardio-vasculaires. L'aspirine est, en effet, l'un des traitements de fond classiques pour fluidifier le sang chez les individus à haut risque d'accidents cardiaques. Au total, sept essais ont ainsi été réanalysés, incluant 25 570 patients. Parmi eux, 674 sont décédés de cancers. Globalement, chez les malades sous aspirine, la mortalité par tumeur maligne s'est avérée réduite de 21% pendant la durée des études. Les bénéfices étaient encore plus marqués au-delà de cinq ans, avec une diminution de 34 % tous cancers confondus, et même de 54 % s'agissant des tumeurs gastro-intestinales. 

Les effets de l'aspirine apparaissent au bout d'environ cinq ans pour les cancers de l'œsophage, du pancréas, du cerveau et du poumon; après une dizaine d'années pour ceux de l'estomac et du côlon et d'une quinzaine d'années s'agissant des cancers de la prostate. Dans les essais où le suivi a été très long, les bénéfices se sont maintenus pendant plus de vingt ans, insiste Peter Rothwell, qui précise aussi qu'ils sont «limités à certains cancers, surtout ceux de type adénocarcinomes». 


Dois-je vous rappeler que l’Aspirine faisait partie du protocole de prévention contre le Cancer du Dr Gernez, il y a plus de 30 ans déjà et que la bureaucratie française a étouffé ? 

 

 


… Il faut transmettre le Savoir et la Vérité… 
… La Vérité finit toujours par se Savoir…
 


DJAMELITO
Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 17:53
- Publié dans : Actualités

L’armée américaine est en train de fournir à ses soldats un cadeau de Noël qu’elle présente comme «le pire cauchemar des talibans»: un lance-grenade programmable capable de cibler des ennemis que le soldat ne voit pas. «Ca ressemble à quelque chose qui aurait dû rester entre les mains de Sylvester Stallone dans Rambo, mais cette dernière arme de rêve est réelle», écrit l’AFP.

Le XM25 utilise des capteurs sophistiqués pour mesurer la distance jusqu’à la cible et prendre des informations sur le contexte environnant avant d’envoyer les données aux «munitions munies de puces», qui déterminent ensuite le meilleur endroit pour exploser.

La BBC rapporte les explications de Richard Audette, qui a participé à l’élaboration de la nouvelle arme:

«Le soldat doit d’abord trouver sa cible, puis enclencher le laser pour calculer la distance jusqu’à l’obstacle, ensuite estimer la distance entre l’obstacle et la cible qui se cache derrière, puis ajuster le tir et appuyer sur la gâchette. Disons que le laser a calculé 543 mètres… Quand vous tirez, l’arme tire la munition à 543 mètres plus ou moins un, deux ou trois mètres»

En pratique, l’arme permet d’atteindre des adversaires cachés derrière un mur ou dans une tranchée sans faire appel à une frappe aérienne, en faisant exploser la mini-grenade au dessus de la cible (pour une explication claire du fonctionnement de l’arme, voir le schéma de la BBC ici et la vidéo de démonstration sur le site de Fox News).

Le directeur du programme d’armes, le lieutenant colonel Chris Lehner, estime que le XM25 va «changer la donne» et explique à l’AFP: «c’est la première fois que nous mettons une technologie intelligente entre les mains des soldats». L’arme est déployée depuis une semaine, et Lehner assure qu’elle a déjà donné un avantage aux troupes américaines qui combattent les talibans sur leur propre terrain. Il déclare:

«Quand quelqu’un vous tire dessus, vous vous protégez derrière quelque chose, et ce genre de couverture a protégé les combattants pendant des milliers d’années. Maintenant, nous enlevons cette possibilité à l’ennemi pour toujours»

Chaque fusil coûte jusqu’à 35.000 dollars (26.600 euros) et chaque mini-grenade 24 dollars, et l’armée américaine compte en commander 12.500 en 2011.

Photo: des militaires américains dans la province d'Helmand, en Afghanistan, le 4 novembre2010. REUTERS/Finbarr O'Reilly 

Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 11:07
- Publié dans : Scandales médicaux et alimentaires
Jeudi 2 Décembre 2010
Les assureurs n'assurent pas ondes gsm
Le principe de précaution appliqué à la lettre... par les assureurs, qui refusent toujours de couvrir les risques liés à l'exposition aux ondes électromagnétiques.




Le mois dernier, l'un des plus gros réassureurs (assureurs des assureurs) du monde, la Lloyds, a publié un rapport d'évaluation des risques sanitaires liés à l'exposition aux champs électromagnétiques (CEM) des téléphones mobiles et de l'impact que cela pourrait avoir sur l'industrie des assurances. Les conclusions de ce rapport tiennent en quelques phrases :
¤ "La majorité des études épidémiologiques ne montre aucune augmentation du risque de cancer du cerveau" et "aucune preuve concluante d'autres problèmes médicaux n'a encore été apportée". Jusqu'ici, tout va bien.
¤ Mais "davantage de recherches doivent être menées sur la façon dont l'exposition affecte les enfants". Car "il existe des preuves montrant que, en raison de différences physiologiques, les enfants sont effectivement soumis à des expositions supérieures aux limites recommandées". Aïe. D'autant que lorsque l'exposition dépasse 10 ans, chez les adultes, "il y a des indications d'un risque accru de certains types de cancer du cerveau". Avis aux amateurs. Soit vous vous arrêtez au bout de 10 ans, soit vous attendez 80 ans avant de vous acheter votre téléphone...
¤ "Les précédents juridiques sont jusqu'à présent favorables à l'industrie". Ouf. Sauf si un procès en cours tourne mal (Murray v Motorola 2009) et que la justice condamne le fabricant pour avoir "truqué les résultats de ses mesures" et/ou avoir "caché des preuves montrant que les CEM sont dangereux". A suivre, donc, car "le cas des ondes GSM pourrait s'avérer plus complexe que celui de l'amiante". D'un point de vue d'assureurs, c'est plutôt positif, car les procès seraient encore plus longs et les jugements certainement moins affirmatifs.
¤ "Le manque d'études effectuées sur le long terme, combiné aux longues périodes de latence de nombreux cancers, impliquent de réaliser d'autres études pour confirmer qu'il n'y a pas de risque sanitaire lié à l'exposition sur le long terme aux CEM faibles". Ou pas.
Conclusion
A l'heure actuelle, il est impossible d'évaluer le risque, donc impossible de l'assurer. Ce qui ne nous empêche pas de distribuer les téléphones mobiles comme des petits pains, y compris aux enfants, et de planter des antennes relais un peu partout. Problème : techniquement, en cas de problème sanitaire, ce sont donc les opérateurs et/ou constructeurs qui pourraient être tenus pour responsables. Il risque d'y avoir un peu de friture sur la ligne...
"Le danger avec les champs électromagnétiques, comme avec l'amiante, est que le risque est sous-estimé. Or, ce risque pourrait croître de façon exponentielle et durer plusieurs années", selon l'association Robin des toits, qui rappelle que "dès les années 1920, des sociétés d'assurance américaines et britanniques avaient refusé de couvrir les risques éventuels liés à l'utilisation de l'amiante. Aujourd'hui, c'est bis repetita avec le portable"...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")


Jeudi 2 Décembre 2010
Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 21:20
- Publié dans : Vision alternative
Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 21:14
- Publié dans : Scandales économiques

En dehors de quelques petits salopards de pseudo-patrons parasites sans scrupules qui  ont exigé de leurs salariés qu’ils deviennent autoentrepreneurs leur retirant ainsi les congés payés, les indemnités de licenciement, les primes de précarité, absolument tout droit du travail, toute protection contre le licenciement et le chômage et récupérant au passage le montant des charges sociales ce qui leur permet désormais de changer leur putain de 4×4 deux fois par an au lieu d’une,

En dehors du fait qu’en tant qu’autoentrepreneur ayant opté pour le prélèvement libératoire on vous taxe sur votre chiffre d’affaire et non sur vos bénéfices peu importe ce qu’il vous en a couté pour réaliser ce chiffre d’affaire,

Voici que maintenant, la remplaçante de la taxe professionnelle (ah vous pensiez que cette taxe avait été supprimée ? idiots de sarkozystes que vous êtes ! La grande annonce c’était la suppression de cette taxe, en douce ils en créent une autre beaucoup plus injuste et tordue : la contribution économique territoriale (CET) !) la fameuse Cotisation Foncière des Entreprises ou CFE, incluse dans la CET pas encore célèbre mais qui ne devrait pas tarder à le devenir, s’invite a venir prélever le peu qu’il restait aux autoentrepreneurs ! Cette nouvelle taxe dont le montant est librement fixé par les communes se fiche de vos bénéfices ! Que vous en fassiez ou pas, amis autoentrepreneurs, vous allez raquer ! Le minimum se situant dans la petite fourchette de 200 à 2000€.

La CFE n’ a aucun lien avec les chiffres d’affaires et bénéfices tirés. Elle est uniquement liée à la valeur locative des locaux professionnels. Ainsi, même si vous exercez depuis votre domicile, vous devrez vous acquitter de cette cotisation. La cotisation minimale est fixée par la commune ou la communauté de communes de vos « locaux professionels ». Selon la loi , elle doit être comprise, a minima, entre 200 et 2000 €.

Voili voilà… Vous avez gagné très peu d’argent ? Ca fait rien donnez le quand même ! Vous n’avez rien gagné ? Pas grave payez quand même !

Lisez cet article : http://www.diisign.com/2010/11/auto-entrepreneur-ou-larnaque-de-la-decennie-voir-plus/ ou bien ce forum : http://www.auto-entrepreneur.fr/forum/post41717.html ou encore ce sitehttp://www.aladom.fr/secteur-service/auto-entrepreneurs-cotisations-2010-la-fin-des-privileges-410.html.

Si on fait abstraction des autoentrepreneurs, le chiffre des création d’entreprises est en chute libre ! La création d’entreprises en octobre à baissé de 8,5%. Si on retire les autoentrepreneurs du comptage, elle a baisse de près de 27% !!! D’ailleurs, depuis début 2010, plus d’une demande de création d’entreprise sur deux se fait sous le régime de l’auto-entrepreneur. Eh bien ce n’est pas cette CFE qui va encourager l’autoentreprise et ces chiffres risquent bien de s’inverser prochainement.

Rappelons quand même au passage que, contrairement à ce que l’on peut lire ici ou là, les autoentrepreneurs ne bénéficient d’aucun « privilège » en réalité. En effet, il convient de ne pas perdre de vue que l’autoentreprise est un statut qui ne peut être utilisé que pour de très petites activités réalisant de petits résultats (maxi 32.000€/an de CA pour les services ce qui donne après paiement des charges, taxes, impôts, frais, etc, environ 14.000€ soit à peine plus d’un SMIC). Voilà qui doit bien faire marrer Bettencourt et Woerth !

Edit 2010-11-23 11 h 03 min 17 s: Il existe une pétition ici : http://www.petitionpublique.fr/?pi=NRV0CET

 

 

Pour en savoir plus :http://blog.dalipas.fr/archives/7073

Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 20:14
- Publié dans : Deux poids deux mesures
29/11/2010 | Mise à jour : 12:25 Réactions (714)
378.000 familles dont 207.000 en île de France étaient hébergées, fin 2007, en HLM alors qu'elles ont des revenus élevés.
378.000 familles dont 207.000 en île de France étaient hébergées, fin 2007, en HLM alors qu'elles ont des revenus élevés. Crédits photo : Richard VIALERON/Le Figaro

Ces familles disposent de 11.200 à 13.500 euros par mois. Globalement, un locataire de HLM sur dix n'est pas à sa place.

L'information pourrait faire l'effet d'une bombe: de nombreux ménages aisés voire très fortunés occupent des logements HLM. Le phénomène est loin d'être marginal puisque près de 10% des logements sociaux sont habités par des foyers à «revenus élevés», rapporte La Tribune.

D'après une récente statistique de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes), dévoilé ce lundi par le quotidien économique, 378.000 familles dont 207.000 en île de France étaient hébergées, fin 2007, en logement social alors qu'elles vivent avec au moins 5.300 euros par mois avec un enfant et 6.400 euros avec deux enfants. Ces habitations sont pourtant en théorie réservées aux ménages les plus modestes.

Et les familles les plus fortunées de France occupent également des logements sociaux. Ainsi, 53.000 ménages appartenant au 10% des foyers les plus riches de France étaient, fin 2007, logés en HLM. Concrètement, ces familles ont des revenus mensuels de 11.200 euros minimum lorsqu'elle compte un seul enfant et d'au moins 13.500 euros, avec deux enfants.

 

1,2 million de ménages pauvres sur liste d'attente

 

Pour expliquer ce dysfonctionnement, Thierry Repentin, président de l'Union sociale pour l'habitat indique que «cet état de fait est souvent le fruit d'une situation ancienne : des personnes ont intégré les HLM à un moment où leurs revenus étaient bien moins élevés». Or, la loi du maintien du logement social les autorise à conserver leur habitation. «A Paris , la présence de nombreux locataires aisés en HLM tient aussi au fait que la capitale connaît une envolée des prix immobiliers, bien supérieure au niveau de vie de nos concitoyens», ajoute Thierry Repentin. Ce dernier précise qu'il «fait tout» pour réattribuer ces logements à qui de droit. Car les listes d'attente sont interminables, «1,2 million de ménages pauvres sont sur liste d'attente pour entrer dans le parc social», indique Thierry Repentin.

Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 17:50
- Publié dans : Scandales économiques

Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 13:46
- Publié dans : Scandales médicaux et alimentaires

Par François Malye et Jérôme Vincent

Les chiffres noirs de l'hôpital français en matière d'accidents

Baziz Chibane/Sipa

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Le nombre est effarant. Neuf cents "événements indésirables graves" (EIG) surviennent chaque jour, en moyenne, dans l'ensemble des hôpitaux et cliniques français. Et près de 380 seraient évitables puisqu'ils seraient liés à des erreurs médicales. Ce sont les résultats de la deuxième étude Eneis (Enquête nationale sur les événements indésirables liés aux soins) réalisée par la même équipe* sur un échantillon d'établissements de soins aigus publics et privés.

Il y a deux ans, plusieurs décès tragiques - la mort de deux jeunes enfants dans deux hôpitaux franciliens, le décès d'un patient à qui on n'avait pas trouvé de place alors qu'il souffrait d'un infarctus - avaient déclenché un vif débat autour des erreurs médicales survenant à l'hôpital. Au total, selon les auteurs de l'étude, ce seraient entre 275.000 et 395.000 EIG par an qui surviendraient. Ils touchent surtout des patients fragiles, plus âgés que la moyenne et présentant souvent un état de santé aggravé. Mais une part importante de ces événements est inévitable, car "ils résultent de risques auxquels le patient est exposé dans le cadre de soins optimaux." Tout l'intérêt de l'enquête porte sur les EIG évitables par an (entre 95.000 et 180.000), c'est-à-dire "qui n'auraient pas eu lieu si les soins avaient été conformes à la prise en charge considérée comme satisfaisante au moment de (la) survenue (de l'EIG)".

Défaillances humaines

Après analyse approfondie par les médecins, ces événements sont apparus "associés en partie à une pratique médicale sous-optimale, une perte de temps, une rupture dans la continuité des soins, des déviances diverses, par rapport à des protocoles, des règles ou des recommandations." Les auteurs, comme lors de leur étude de 2004, relèvent un nombre important de "défaillances humaines des professionnels, de supervision insuffisante des collaborateurs ou encore de déficit de communication entre professionnels".

Ces événements évitables s'observent dans les services aussi bien de médecine que de chirurgie et peuvent avoir de lourdes conséquences. Le plus souvent, il s'agit d'un prolongement d'hospitalisation, mais, à égalité de fréquence, peuvent survenir une mise en jeu du pronostic vital ou une incapacité à la sortie de l'hôpital et, plus rarement, un décès. Ce sont les actes invasifs (endoscopies, etc.) et chirurgicaux qui sont à l'origine du plus grand nombre d'EIG évitables, suivis par l'administration de produits de santé (médicaments et dispositifs médicaux implantables, comme les pacemakers) et, enfin, par les infections nosocomiales.

Pour les auteurs, il n'existe aucune évolution significative entre 2004 et 2009 de la fréquence des événements indésirables graves survenus pendant l'hospitalisation. Alors qu'à partir d'extrapolations d'études étrangères on estime entre 10.000 et 15.000, en France, le nombre de décès liés aux soins chez les malades hospitalisés, cette étude, comme celle de 2004, ne permet toujours pas d'avancer un chiffre plus précis pour des raisons de fiabilité statistique.

*Philippe Michel, du CCECQA (Comité de coordination de l'évaluation clinique et de la qualité en Aquitaine) et DREES (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) du ministère de la Santé.
tiré de http://www.lepoint.fr/sante/les-chiffres-noirs-de-l-hopital-francais-en-matiere-d-accidents-24-11-2010-1266678_40.php
Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 11:53
- Publié dans : Actus/Etat/Politique française

Jeudi 25 Novembre 2010

Lettre d’un « pédophile » à M. Sarkozy


Monsieur Sarkozy,

Nous sommes tous des « pédophiles », nous tous qui, dans les médias traditionnels ou sur les sites de journalisme citoyen, posons de légitimes questions sur ce que l’on nomme « l’affaire Karachi ».

Des questions d’autant plus légitimes qu’elles ne s’appuient pas sur des propos de comptoir, mais sur les déclarations de M. Charles Millon, ancien ministre de la Défense, au juge Renaud van Ruymbeke, de M. Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, au journal télévisé de TF1, et depuis hier, de M. Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la République, sur le plateau de Public Sénat.

Des questions d’autant plus légitimes que vous avez, à plusieurs reprises, menti sur ce dossier, et notamment en réfutant l’existence des commissions sur les ventes d’armes et en niant l’existence de sociétés relais luxembourgeoises, Heine et Eurolux, dont vous aviez pourtant approuvé la création.

Pour toutes ces raisons, tous les journalistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs, qu’ils appartiennent à la grande presse ou rédigent articles et commentaires sur les sites citoyens, sont dans leur rôle en enquêtant et, tout en respectant les présomptions d’innocence, en envisageant des hypothèses basées sur les déclarations connues et les faits avérés.

Des journalistes qu’au travers d’un scandaleux parallèle vous avez qualifiés de « pédophiles » dans l’un de ces dérapages qui ont largement plombé votre présidence.

Et c’est vous, Monsieur Sarkozy, vous qui, hier au Congrès des maires de France, avez parlé de « polémiques qui tirent tout vers le bas, qui avilissent tout », vous qui osez demander du respect pour tous les élus en amalgamant dans votre discours votre fonction dévaluée à celle des maires de France dont l’immense majorité, contrairement à vous, fait correctement son job sans jamais prêter le flanc à la critique.

Qui avilit tout, Monsieur Sarkozy ? Les commentateurs ou celui qui, par ses déclarations, ses attitudes, ses dérapages, ses mensonges répétés, ses manipulations grossières, ne cesse de tirer vers le bas la fonction présidentielle, et parfois au niveau le plus vil.

Traiter de « connards de Bretons » les employés d’un sémaphore qu’il vous ennuie de visiter, n’est-ce pas tirer la fonction vers le bas ?

Traiter vos collaborateurs, les parlementaires ou les membres du gouvernement d’« abrutis », de « connards » et autres « enc….. » comme le rapporte régulièrement la presse, n’est-ce pas tirer la fonction vers le bas ?

Asséner dans un Salon un « Casse-toi, pauv’ con ! » à un quidam, n’est-ce pas tirer la fonction vers le bas ?

Instrumentaliser les chefs d’Etat ou de gouvernement en leur prêtant, comme vous l’avez fait avec Angela Merkel à propos de l’affaire des Roms, des propos qu’ils n’ont pas tenus, n’est-ce pas tirer la fonction vers le bas ?

Instrumentaliser, à votre seul profit, la douleur des familles de victimes de Karachi pour enfumer l’opinion publique, n’est-ce pas tirer la fonction vers le bas ?

J’arrête là cette liste car les exemples, comme les feuilles mortes en ce mois de novembre, se ramassent à la pelle depuis votre entrée à l’Élysée.

Ministre de l’Intérieur, vous vous preniez pour Fouché, et vous n’étiez que Matamore.

Ministre des Finances, vous vous preniez pour Turgot, et vous n’étiez qu’un panier percé.

Président de la République, vous vous prenez tout à la fois pour Napoléon et pour Talleyrand, et vous n’êtes qu’un chef de clan cynique et vulgaire, trop souvent la risée de la presse internationale au détriment du pays que vous êtes censé servir.

En définitive, vous n’êtes, Monsieur Sarkozy, qu’un nain politique, une grenouille qui a voulu se faire plus grosse que le bœuf et qui, bouffie d’orgueil, risque d’exploser à tout moment, victime de son ego hypertrophié et de comportement aberrants qui, en certaines occasions, confinent à la pathologie.

Á d’autres que vous, j’aurais conseillé de se retirer avant qu’il ne soit trop tard, mais cela serait évidemment sans effet. Votre destin est d’ailleurs en marche, et comme l’affirme Personne à Jack Beauregard, dans un western que vous connaissez certainement, « Votre nom sera gravé dans les livres d’histoire ». Sans doute pas en lettres d’or et pas au chapitre des héros français, mais au palmarès des plus calamiteux chefs d’État que notre pays ait porté à sa tête.

Je vous prie d’agréer, Monsieur Sarkozy, des salutations dont je vous laisse mesurer vous-même l’empressement à l’aune de ce qui précède.
Fergus, « pédophile » citoyen.


Jeudi 25 Novembre 2010


http://www.centpapiers.com/lettre-d%E2%80%99un-%C2%AB-pedophile-%C2%BB-a-m.-sarkozy/48793 http://www.centpapiers.com/lettre-d%E2%80%99un-%C2%AB-pedophile-%C2%BB-a-m.-sarkozy/48793

Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 11:52
- Publié dans : Scandales médicaux et alimentaires
Sur les 84 000 produits chimiques couramment utilisés aux Etats-Unis, moins de 1 000 auraient été évalués d'un point de vue sanitaire. Soit à peine 1%. Résultat : "15% des enfants ont au moins un problème de développement", selon une étude récente...



Aux Etats-Unis, un "sous-comité" sénatorial fait le point sur les produits chimiques que les Américains sont amenés à toucher, avaler et respirer tous les jours... À peine 1% des 84 000 composants synthétiques actuellement sur le marché ont été évalués d'un point de vue sanitaire, selon le doyen des sénateurs américains, Frank Lautenberg, cité par CNN. Pour lui, nos enfants sont comme des "animaux de laboratoire dans une expérience non contrôlée".


Aucune contrainte législative
La loi américaine (et européenne, d'ailleurs) ne fixe quasiment aucune condition préalable à la mise sur le marché de nouvelles substances chimiques. C'est le cas, par exemple, des nanoparticules, largement utilisées y compris dans l'industrie agro-alimentaire, alors que tous les organismes nationaux et internationaux appellent à une (très) grande prudence. A ce jour, aux Etats-Unis, seuls 200 produits ont fait l'objet d'une évaluation par l'agence de sécurité environnementale (EPA). Et, depuis 1976, 5 seulement ont été interdits. Les fabricants se réfugient souvent derrière le "secret industriel" pour refuser de révéler leurs données, et derrière l'épouvantail de la perte de compétitivité pour rejeter toute contrainte réglementaire.


"15% des enfants ont au moins un problème de développement"
Une récente étude de l'Environmental Working Group, une association de défense de l'environnement, a trouvé une moyenne de 232 produits chimiques dans le sang du cordon ombilical de 10 nouveau-nés. Des pesticides, des retardateurs de flammes, des particules de shampooings, de cosmétiques, de plastiques, de rideaux de douche, de matelas, d'appareils électroniques... Plusieurs études montrent en outre que les problèmes de santé des enfants sont directement liés à cette "pollution sanguine" intra-utérine. "Quinze pour cent des enfants ont au moins un problème de développement" affirme Frederica Perera, directrice du Columbia Center for Children's Environmental Health, commentant une étude de ses chercheurs, qui ont suivi des enfants de l'utérus de leur maman jusqu'à leur septième année. Soit un sur sept !




(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")


Jeudi 25 Novembre 2010
 
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