La dérive dans le surnaturel en physique

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Stephen Smith
Jeudi 18 Novembre 2010


La dérive dans le surnaturel en physique
La galaxie spirale M100 montre ce qui est dit être un trou noir récemment formé.

Crédits : Rayonnement X : NASA/CXC/SAO/D. Patnaude et autres. Visible : ESO/VLT. Infrarouge : NASA/JPL/Caltech.


Thunderbolts, Stephen Smith, 18 novembre 2010


      Un volume nul et une densité presque infinie sont incompatibles avec un espace à trois dimensions.


      L'amas de la Vierge héberge plusieurs galaxies qui sont répertoriées au début du catalogue de Messier. On trouve parmi elles, M61M90 et M100. M100 intéresse particulièrement les scientifiques de la NASA qui, conjointement avec l’équipe de Chandra, le télescope du rayonnement X, ont organisé une conférence de presse spéciale le 15 novembre 2010 afin d'annoncer la découverte du « trou noir le plus jeune jamais détecté. »


      L'objet passant pour un trou noir a été identifié grâce à une émission de rayons X particulièrement musclée, dont l’éclat n'a pas varié depuis plus de 12 ans. Selon les théories du consensus, l'état persistant de ce rayonnement indique que les matériaux sont surchauffés en tombant dans le gradient de gravité considérable du trou noir.


      SN 1979C, une supernova, est considérée avoir « donné naissance » au trou noir, car on pense que, quand une étoile cinq fois plus massive que le Soleil « explose, » elle laisse derrière elle des restes compactés capables de s’effondrer sur eux-mêmes jusqu'à acquérir une gravité presque infinie dans un volume nul. Il y a plusieurs opinions inhérentes à la conclusion de la NASA contre lesquelles les défenseurs de l’Univers électrique voudraient s’élever.


      Tout d'abord, qu'est-ce qu'une supernova ? Comme plusieurs articles antérieurs de la série Picture of the Day le soutiennent, les étoiles ne vieillissent ni ne meurent selon la manière avancée par la compréhension orthodoxe. Les étoiles ne sont pas des globes de gaz chauds sous pression, elles sont faites de plasma. Le plasma étant ionisé, c’est un milieu chargé électriquement. Étant ionisé, il n’a pas le comportement d’un gaz sous pression. C’est pourquoi, les ondes de choc et les instabilités gravitationnelles sont insuffisantes quand il s'agit d'expliquer la naissance et la mort des étoiles.


      Comme l’indique la théorie de l’Univers électrique, une supernova est une explosion stellaire, mais pas au sens conventionnel du terme. C’est plutôt une explosion de double couche de plasma. La puissance vient de courants électriques extérieurs qui voyagent à travers d’immenses circuits spatiaux, de sorte que le rayonnement stellaire est dû à des décharges dont l’intensité varie. Ce sont ces arcs électriques qui constituent la couronne stellaire, la chromosphère et la photosphère du Soleil, par exemple.


      Les supernovae résultent d'une « ouverture du circuit » stellaire dans l'alimentation électrique galactique. Il en résulte exactement ce qui se produit parfois dans les gares de triage sous haute tension, un jaillissement considérable d'arcs électriques.


      Dans une explosion de double couche, il est possible que l'énergie d'un circuit entier afflue dans l'explosion, faisant ainsi déployer son développement très loin de la surface de l'étoile. Émettant parfois des rafales de rayons gamma, le rayonnement de la double couche brille dans les longueurs d’ondes des rayons X et ultraviolets. Ce sont ces effets qui auraient dû être pris en considération en premier quand SN 1979C a été identifiée.


      Deuxièmement, qu'est-ce qu'un trou noir ? Il est théorisé que les trous noirs déforment l'espace et le temps, de sorte que les calculs de vitesse donnent des solutions impossibles. La matière à l'intérieur d'un trou noir n’occupe pas du tout de volume, mais conserve une accélération gravitationnelle si grande que même la lumière ne peut échapper à son attraction — le trou est « noir » parce qu'il ne peut pas être détecté par les télescopes optiques.


      Plusieurs discussions antérieures dans la série Picture of the Day sur les trous noirs ont déterminé qu’en s'appuyant sur des explications hautement spéculatives, le langage utilisé par les astrophysiciens est en soi problématique. Des termes lexicaux tels qu'espace/temps, univers multiples, singularité, densité infinie, et d’autres idées non quantifiables ont introduit de la dérision dans ce qui devrait être une étude réaliste.


      Il est supposé que la matière tombant dans le champ gravitationnel intense d'un trou noir est accélérée et ensuite comprimée. Les matériaux tournent en orbite autour du trou noir à une vitesse de plus en plus rapide car ils se rapprochent peu à peu d'un point ayant plusieurs fois la masse de notre Soleil. Les émissions de rayons X et ultraviolets sont interprétées par les astronomes comme provenant des gaz s’échauffant du fait des collisions atomiques dans le disque en rotation.


      Enfin, le gaz chaud, peu importe sa vitesse de déplacement, n'est pas la principale cause des rayons X. Les expériences de laboratoire les produisent plus facilement en accélérant des particules chargées grâce à un champ électrique. Il n’est nul besoin de masse gigantesque comprimée dans un minuscule volume ; leur production est aisée avec des expériences appropriées.


      Aucune preuve expérimentale ne montre que la matière peut être comprimée à une « densité presque infinie. » Les zones de compression (de constriction longitudinale) dans les filaments de plasma forment des plasmoïdes pouvant devenir des étoiles et des galaxies. L’électricité est responsable de la naissance des étoiles et, quand le circuit stellaire libère de façon catastrophique son excès d'énergie, cela se présente sous la forme de jaillissements de rayons gamma ou X ou de flamboiements de lumière ultraviolette.


      Dans l'hypothèse électrique stellaire, il n’est nul besoin de gravité concentrée provenant de « singularités. » La compréhension ordinaire de l'électromagnétisme révèle qu'il est plus que capable de créer les phénomènes que nous voyons, sans devoir recourir à la physique surnaturelle des trous noirs.


      Pendant ce temps-là, des astrophysiciens ignorants de la physique des doubles couches qui considèrent les restes des supernovae comme un problème de dynamique des fluides, recourent à des ondes de chocs mécaniques et à la poussée gravitationnelle pour expliquer les énergies observées. C'est une approche vouée à l'échec, qu’Hannes Alfvén avait déconseillée il y a plus d’un demi-siècle.



Original : thunderbolts.info/tpod/2010/arch10/101118physics.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

Publié dans Sciences de l'Univers

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