Paris initiatique : Les colonnes de Buren

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Palais-Royal les colonnes de Buren

L'implantation des Colonnes du "sculpteur" Daniel Buren dans la cour d'honneur du Palais-Royal n'est, pas plus que pour la pyramide du Louvre, le fruit des amours monstrueux de la divinité rationaliste "Hasard" et de la déesse "Coïncidence fortuite". L'emplacement est remarquable à plus d'un titre.

 Le méridien de Paris, dont nous aurons à reparler longuement par la suite, court à quelques mètres de la pyramide du Louvre et passe pratiquement sur la diagonale des jardins du Palais-Royal. Dans ceux-ci, au XVIIIe siècle, on avait installé un cadran solaire. Par la suite, Louis-Philippe le Gros, père de Philippe-Egalité, eut le projet de bâtir un observatoire au milieu des pelouses (1), mais, rebuté par le prix, il préféra - remarquable présage ! - y faire aménager un cirque ! Toutefois; il se rendit à l'idée d'un sieur Rousseau, qui lui fabriqua en 1786 le petit canon solaire qu'on y voit encore. Posé sur une borne de granit au passage du méridien, il tonnait à midi précis, la poudre étant mise en feu par le rayon solaire concentré à travers une loupe. Il fonctionna jusqu'en 1914. C'est à côté de lui que Camille Desmoulins, arrachant des feuilles de tilleul pour s'en faire une cocarde, grimpa sur une chaise et harangua la foule le 1 juillet 1789, déclenchant ainsi la Révolution. Du moins si l'on veut bien croire les manuels d'histoire républicains...

 

 
Le palais de la famille d'Orléans fut l'antre d'où partirent la plupart des complots qui aboutirent finalement à la Révolution française... Philippe Egalité, Grand Maître de la Franc-Maçonnerie, comploteur acharné contre son cousin le roi Louis XVI, toujours à court d*argent pour ses manigances (ces machinations finirent par le ruiner...), se livra à une vaste opération immobilière dans les jardins de son palais. L'endroit allait vite devenir un foyer d'agitation pré-révolutionnaire et de subversion sociale. Dans l'ombre du palais des rois de France, au fond de tripots, de bouges et de bordels installés là par un prince du sang allaient sortir tous les hommes de main des "émeutes spontanées" des débuts équivoques de la Révolution.' Un pareil "haut lieu" de la Révolution et de la religion de l'Homme se devait d'accueillir ce que celles-ci ont conçu de mieux : le Conseil constitutionnel; garant impavide et ondoyant de l'orthodoxie républicaine et surtout le ministère de la Culture du Frère Jack Lang, "grand-prêtre" du régime... (2)

Pour fêter dignement le Bicentenaire du grand Bouleversement (les colonnes sont aussi un autel commémoratif, nous le verrons un peu plus loin), Robert Badinter, président du Conseil Constitutionnel (et auteur avec sa femme d'une biographie du grand révolutionnaire que fut le Frère Condorcet) proposa de recréer l'ambiance des jardins du Palais-Royal à la veille de la Révolution. Dernier reste de décence ou prudence superstitieuse, toujours est-il que le mirobolant projet avorta et on lui préféra l'installation, toute aussi saugrenue, d'un Luna Park (bien sûr révolutionnaire et ruineusement déficitaire?!) dans les jardins des Tuileries, qui, deux siècles auparavant, avaient déjà accueilli les fumeuses festivités de l’incorruptible...

Depuis deux siècles la même unité de mesure : La coudée royale !




Une vue d'ensemble des fameuses Colonnes depuis la Galerie de Chartres.

 Dans le dossier de presse (3) concernant "les deux plateaux" (c'est le titre de l'oeuvre) Daniel Buren donne une clé extraordinaire qui permet non seulement une meilleure compréhension du site, mais offre surtout de prodigieuses perspectives sur la science des Initiés.

 Ainsi, il explique longuement que pour inclure ''harmonieusement" ses colonnes dans la Cour d'honneur il a utilisé pour son maillage au sol (dicté par l'alignement des colonnades des portiques existants) la valeur de l'entr'axe des colonnes de la Galerie d'Orléans soit 3,19 m.

 

Il a, d'autre part, utilisé d'une manière systématique la valeur de 8,7 cm qui correspond exactement à "l'outil visuel" qu'il utilise depuis 20 ans sans interruption et sans aucune variation. A priori, cela traduit de la part de l'artiste un effort louable pour intégrer à même bien imparfaitement - son oeuvre au site et aussi une singulière constance dans ses lubies... Mais à priori seulement. Car Buren et Contant d'Ivry, son prédécesseur deux siècles plus tôt, ont, comme nous allons vite le découvrir, bien des points communs (au moins trois si l'on me permet cette plaisanterie un peu facile...). C'est à la demande du père du futur Grand Maître du Grand Orient et régicide Philippe-Egalité, que Contant d'Ivry (4) entreprit l'aménagement de la Cour d'honneur du Palais-Royal. C'est sur la "sollicitation" du Frère Lang que Buren se lança, à son tour, dans un "aménagement" du site deux siècles plus tard. Avec infiniment moins de bonheur. Mais dans le même "esprit"... Ainsi le plus remarquable est que ces deux artistes initiés ont utilisé - à deux siècles de distance ! - la même unité de mesure : la coudée royale de 0,532 m !!! (5) Mesure antique utilisée pour la construction du Temple de Jérusalem... Et que l'on utilisa à deux reprises au moins en deux siècles pour parachever un autre temple. Maçonnique celui-là !

 Etudions de plus près notre trouvaille. 3,19 m divisé par 0,532 m donne, 5,9962406, soit à 0,004 près, 6 (le nombre de la création comme par hasard...). Et, 0,532 m divisé par 0,087 m donne 6,1149425 soit encore, à peu de chose près, 6. (nous pensons qu'en fait la mesure utilisée par Buren est plutôt de 8,77 cm d'où un résultat de 6,0661345).

 On notera avec intérêt que le rapport entre les deux valeurs de base utilisées au Palais-Royal (319 cm et 8,7 cm), est de 6 avec la coudée royale. 8,7 cm est donc approximativement le 1/36 de la valeur de base 3,19 m.

 

Inutile de revenir sur le symbolisme "céleste" du 36, et son rôle de "générateur" du nombre "divin" 666...

Plus .significatif encore : la plupart des colonnes ont une haute1'ii variant entre 8,7 cm et 62 cm soit 53,3 cm, une différence d'à peine un millimètre avec la valeur de la coudée royale (ou de 0,3 millimètres si l'on prend comme référence 8,77 cm) !

 On constate encore que le maillage carré de 319 cm (6 coudées) de côté est matérialisé par des bandes alternées de carrés noirs et blancs de 8,7 cm (1/6 de coudée) de côté (un rapprochement s'impose avec le "pavé mosaïque" composant le dallage du sol du temple maçonnique). Le tout est inséré dans un écrin d'aluminium de 5 millimètres  d'épaisseur soit pratiquement le 1/100 de la coudée...




Au premier plan le fameux maillage matérialisé par les bandes alternées de carrés noirs et blancs, les colonnes "communes" dont la hauteur varie entre 8,7cm et 62 cm, soit la valeur d'une coudée royale... Derrière quelques unes des 44 colonnes "remarquables'



Le "Puits" et la 16e colonne



En effectuant quelques petits calculs sur le site, on fait encore quelques découvertes intéressantes :

 - La différence de hauteur entre la plupart des colonnes est de 53,3 cm soit 1 coudée.

 - La largeur du dispositif est de 3,19 m x 12 (les douze signes du zodiaque) = 38,28 m = 72 coudées (le nombre de la Terre !)

 - La longueur est de 3,19 m x 19 (la valeur du cycle de Meton) = 60,61 m = 114 coudées. 114 = 108-1-6 ou 62 + 62 + 6. L'inverse de 114 = 1/114 = 0,0087719 soit le 1/1000 de la valeur de l'outil visuel de Buren...

 - La colonne du "Puits" (nous expliquerons plus loin ce dont il

s'agit) est dans un cube parfait de 3,19m de côté soi! 6 coudées de haut, 6 coudées de large, 6 coudées de long... Soit 6x6x6 = 216 (le 1/10 de l'ère de 2160 ans) coudées cubes !

 

Le Palais Royal : un temple ?
???

Les portiques à colonnades construits dès le XVIIIe siècle comptent 140 colonnes. En venant du Nord (des jardins) l'ensemble offre l'aspect d'un temple en plein air ou d'une vaste ruine comme... le temple égyptien de Karnak...

 On rencontre tout d'abord un portique de 28 colonnes représentant un mois lunaire (le méridien de Paris traverse un autre calendrier lunaire aux jardins du Luxembourg : les colonnes y sont remplacées par des statues des reines de France !) puis un "pronaos" délimité par 56 colonnes, soit 2 mois lunaires, réparties comme suit : 2 rangées de 20 colonnes (soit 40, le 1/9 du zodiaque) + 2 rangées de 6 colonnes (soit 12, le 1/30 du zodiaque) + 4 colonnes (1 à chaque angle ; les 4 âges du monde).

On peut aussi imaginer un autre mode de répartition : 2 rangées de 22 colonnes (22 est le nombre de canaux de l'arbre des Séphirot de la Kabbale et le nombre des arcanes majeures des Tarots, le total donne 44, soit le nombre de colonnes "remarquables" de l'oeuvre de Buren comme nous le verrons en détail un peu plus loin) + 2 rangées de 6. Deux vastes fontaines octogonales ornent ce "pronaos" : l'équivalent des vasques servant aux ablutions et aux rites de purification dans les temples antiques (que l'on se rappelle la "Mer d'airain" du Temple de Salomon). On débouche ensuite dans un vaste "naos" délimité, encore une fois, par 56 colonnes (encore 2 mois lunaires) réparties comme suit : 1 rangée de 20 colonnes (le nombre de jours du mois maya) + 2 rangées de 17 colonnes (17 : le nombre générateur du nombre "divin" 153 comme nous l'avons vu à la pyramide du Louvre) + 2 colonnes d'angle. Autre mode de répartition possible : 1 rangée de 20 colonnes + 2 rangées de 18 colonnes (6 + 6 + 6 x 2 = 36 le nombre générateur du nombre "divin" 666). Le "naos" : 126 de long sur 102 (108 - 6) coudées de large.

 Si aux 140 colonnes des portiques du Palais-Royal on ajoute les 260 colonnes de Buren on obtient 400 soit 40 x 10, le nombre de l'Epreuve par la Tôtractys pythagoricienne !

Plan

Le "Temple" en plein air du Palais-Royal

 

Ces 260 colonnes sont en fait une représentation du Tzoltin, le calendrier rituel en usage chez les Olmèques, les Mayas et les Aztèques (7). Ce calendrier à usage astrologique était utilisé, entre autres applications, pour déterminer les jours fastes et les jours néfastes à certaines pratiques rituelles comme les sacrifices humains... En effet, le Tzoltin est une image analogique du grand cycle de la Précession des équinoxes. C'est une représentation dans le microcosme (en 260 jours) du cycle de 25920 ans qui rythme le macrocosme. 260 est, à 80 ans près, le 1/100 du cycle de 25920 ans, soit une approximation de 99,69 % (nous verrons par la suite que le calendrier des colonnes de Buren permet des calculs astronomiques d'une précision bien supérieure...).


Les marches de "l'autel" et une large partie des 216 colonnes formant "l'Aire extérieure" et "l'Aire intérieure"

 Au premier abord, une pareille explication peut sembler complétement insensée : on voit mal ce qu'un invraisemblable calendrier de civilisations précolombiennes, disparues depuis belle lurette, vient faire sur l'ancien parking du Conseil constitutionnel ! On en viendrait presque à trouver raisonnable la théorie de coûteux et inesthétiques reposoirs pour touristes fatigués dressés là grâce à la bienveillance d'un ministre de la culture abonné aux vestes roses... Mais rappelons-nous les similitudes troublantes entre la pyramide du Louvre et celle de Chéops en Egypte et de Kukulkan au Yucatan... Et que dire de la coïncidence "bizarre" entre le plan de la ville maya de Chichen Itza et la disposition des monuments maçonniques au coeur  de Paris... nous allons nous attacher à démontrer l'incroyable en faisant "fonctionner" les colonnes de Buren comme si elles étaient un fantastique calendrier astronomique de pierre et en y découvrant les mêmes Nombres sacrés que sur la pyramide du Louvre... Il n'y aura alors plus de doutes possibles, et l'hypothèse de la sempiternelle coïncidence fortuite aura autant de crédibilité qu'une promesse de M. Bérégovoy.

D. Setzepfandt

 
(1) II faut bien comprendre que l'érection d'un observatoire astronomique de ce genre ne répond pas à une préoccupation scientifique ou mondaine, même, et surtout, si elle est invoquée avec insistance. L'observatoire, dans la perspective qui nous intéresse, est avant tout un édifice magico-religieux. Son caractère scientifique n'est certes pas négligeable, mais il est totalement subordonné à des impératifs d'ordre "spirituel". Ainsi, un observatoire astronomique maya est avant tout un temple. Il permet bien sûr des observations et des calculs d'une extrâme précision, mais ceux-ci n'ont de significations que dans le cadre d'une religion où la connaissance des astres et de leurs mouvements est un moyen de prédire et d'influer sur le fonctionnement de l'univers.

(2) II ne fait aucun doute, quand on regarde au-delà des apparences, que Jack Lang est l'un des plus hauts dignitaires du régime socialiste et un homme indispensable aux menées de la hiérarchie occulte du pays. Ombre et âme damnée de François Mitterrand, il met en oeuvre depuis 1981 tous les projets babéliens du président. C'est, depuis l'arrivée des socialistes au pouvoir, le seul ministre inamovible (l'intermède bouffon de la cohabitation en est la preuve par l'absurde : Lang est remplacé par le Clown Léotard qui fait du Lang en attendant le retour du maître...) Que l'on réfléchisse à cette étonnante carrière ministérielle : alors que les ministres valsaient au gré des fantaisies du Prince de l'embrouille, des combinazione politiciennes, des scandales et des modes, seul Lang a toujours occupé le même ministère, accaparant de plus l'écharpe de maire, titres aussi divers que ronflants et pour finir phagocytant ce qui reste du cadavre de l'Ex-éducation exnationale !!!

(3) Toutes les données techniques et les mesures utilisées dans cette étude proviennent du dossier de presse établi par Daniel Buren et diffusé par le Ministère de la Culture. On peut se le procurer en écrivant au Ministère de la Culture et de la Communication, Département information et communication - 3, rue Valois - 75001 Paris.

(4) Pierre Constent ou Constant dit Contant d'Ivry (1698-1777) se vit également confier par le duc d'Orléans la réalisation de l'église de la Madeleine qui présente la particularité d'être la seule église de Paris dépourvue de croix (même le Panthéon, pourtant Temple funéraire des Initiés, en a une !!!). L'emplacement de la Madeleine sur un des axes maçonniques de Paris et la volonté de l’empereur franc-maçon Napoléon Ier d'en faire un "temple de la Gloire", un monument tel qu'il y en avait à Athênes et qu'il n'y en a pas à Pans" ne sont pas non plus des coïncidences. Nous en reparlerons longuement dans une étude consacrée spécialement aux axes maçonniques de la capitale.

(5) Voir l'article "Mesures" du "Dictionnaire du Nouveau Testament" de Xavier Léon-Dufour, sj Editions du Seuil Paris 1975, pp. 364-365.

(6) Nous espérons démontrer définitivement nos assertions dans de prochaines publications. Depuis les fracassantes et invraisemblables révélations du Frère Léo Taxil accueillies avec beaucoup d'imprudence par les milieux catholiques à la fin du siècle dernier, plus personne n'ose lier la Franc-maçonnerie à des pratiques de sacrifices humains et des rites de sorcellerie. Pourtant un décryptage de la légende d'Hiram permet de découvrir un récit de sacrifice humain rituel très proche par de nombreux aspects des cérémonies magico religieuses pratiquées sur les "hauts lieux" abondamment cités dans l'Ancien Testament et aujourd'hui encore dans la Cordillière des Andes (voir à ce sujet "l'autel le plus haut. Histoire du sacrifice humain de l'antiquité à nos jours", de Patrick Tierney. Editions Robert Laffont Paris 1991).

(7) Concernant le calendrier Tzoltin et son fonctionnement voir "L'Astronomie:, l'encyclopédie Atlas du ciel" Volume 8, p. 1729.

 

 

 

 

 

Publié dans Histoire de France

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Pierre 04/10/2005 14:29

Bon ben c fait...
j'espère que vous apprécierez l'effort (ma source contenait déjà ces '?' ) !!!
bonne lecture amigos...

Pierre 04/10/2005 13:39

ok , c vrai... j'ai eu la flemme hier ;)
mais je vais le faire...

kon 04/10/2005 12:16

merci de retaper ce très bel article

c est bourré de ?????? en typographie !!!