L'Opep s'efforce d'apaiser le marché en lui offrant tout son pétrole

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VIENNE (AFP) - L'Opep a cherché à rassurer le marché mardi à Vienne en lui offrant tout le pétrole qu'elle pouvait produire, un geste de bonne volonté qui ne devrait toutefois pas faire redescendre les cours dopés par la menace d'un nouvel ouragan dans le Golfe du Mexique.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a décidé, lors de sa réunion ministérielle, de "mettre à la disposition du marché", si celui-ci en fait la demande, environ 2 millions de barils par jour (mbj) en plus de sa production actuelle.

 

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Ces barils seront disponibles à partir du 1er octobre et pour une durée de trois mois, jusqu'à la prochaine réunion du cartel le 12 décembre au Koweït.

En quelque sorte, les pays membres se sont engagés à porter leur production à plus de 32 mbj si la demande s'en faisait ressentir, alors qu'ils affirment pomper autour de 30,2 mbj à l'heure actuelle.

 

Dans le même temps, l'Opep a décidé de maintenir ses quotas de production à 28 mbj, admettant que ceux-ci avaient perdu leur signification ces derniers mois puisqu'elle les dépasse largement. Le cartel produit près de 28,4 mbj actuellement, sans compter l'Irak qui demeure exclu du système de quotas.

 

"En pratique, désormais, tous (les pays membres) produisent au-delà des quotas. Personne ne se plie aux quotas mais tout le monde se plie à la demande", a souligné le président du cartel, le Koweïtien cheikh Ahmad al-Fahd al-Sabah, au cours de la conférence de presse suivant la réunion.

 

"Bien que le marché soit surapprovisionné de 1,5 mbj et qu'il y ait un ralentissement de la croissance de la demande, beaucoup de dirigeants de pays consommateurs demandent plus de brut sur le marché", a-t-il dit pour justifier la décision.

 

"Nous espérons que (notre décision) va affecter le marché de façon positive", c'est-à-dire faire retomber les cours, a-t-il encore indiqué. "Cette décision est prise au bon moment", a jugé pour sa part le ministre qatariote de l'Energie, Abdallah ben Hamad al-Attiyah.

 

L'Opep assiste néanmoins depuis des mois à sa perte de contrôle sur les cours du pétrole et les analystes estiment généralement que cette situation va se poursuivre.

 

Cette perte d'influence a d'ailleurs été cruellement illustrée lundi par la réaction du marché --un bond de 4 dollars du baril à New York-- à la menace d'un nouvel ouragan, Rita, dans le golfe du Mexique, trois semaines après les ravages causé par Katrina sur les installations pétrolières des Etats-Unis. Les cours se sont repliés mardi sur des prises de bénéfices.

 

"Le marché est bien plus inquiet au sujet de Rita que de l'Opep", a estimé John Hall, un analyste du cabinet de consultants JHA présent à Vienne pour la réunion. Il juge que l'offre de 2 mbj supplémentaires "n'aura pas d'effets importants sur les prix"

 

"A court terme, les prix vont réagir à l'ouragan", a renchéri Jason Schenker, analyste à Wachovia (NYSE: WB - actualité) également présent à Vienne.

 

Les membres de l'Opep produisent déjà quasiment à plein régime et beaucoup d'analystes doutent qu'ils soient capables de fournir les 2 mbj qu'ils mettent à disposition, à part l'Arabie saoudite qui dispose encore d'une capacité de production de 1,5 mbj.

 

L'autre problème est que le pétrole supplémentaire offert par l'Opep est du brut lourd et à haute teneur en soufre, une qualité peu prisée par le marché car très difficile à raffiner. L'Opep a prévenu qu'elle ne pourrait pas offrir du brut léger plus recherché avant la fin de l'année.

 

De toute manière, les membres de l'Opep ont clairement laissé entendre que les consommateurs ne feraient pas appel aux 2 mbj qui leur sont proposés, car le marché est selon eux largement assez approvisionné en brut à l'heure actuelle.

L'Organisation des pays exportateurs de (Opep) a décidé, lors de sa réunion ministérielle, de "mettre à la disposition du marché", si celui-ci en fait la demande, environ 2 millions de barils par jour (mbj) en plus de sa production actuelle. En quelque sorte, les pays membres se sont engagés à porter leur production à plus de 32 mbj si la demande s'en faisait ressentir, alors qu'ils affirment pomper autour de 30,2 mbj à l'heure actuelle. Dans le même temps, l'Opep a décidé de maintenir ses quotas de production à 28 mbj, admettant que ceux-ci avaient perdu leur signification ces derniers mois puisqu'elle les dépasse largement. Le cartel produit près de 28,4 mbj actuellement, sans compter l'Irak qui demeure exclu du système de quotas. "En pratique, désormais, tous (les pays membres) produisent au-delà des quotas. Personne ne se plie aux quotas mais tout le monde se plie à la demande", a souligné le président du cartel, le Koweïtien cheikh Ahmad al-Fahd al-Sabah, au cours de la conférence de presse suivant la réunion. "Bien que le marché soit surapprovisionné de 1,5 mbj et qu'il y ait un ralentissement de la croissance de la demande, beaucoup de dirigeants de pays consommateurs demandent plus de brut sur le marché", a-t-il dit pour justifier la décision. "Nous espérons que (notre décision) va affecter le marché de façon positive", c'est-à-dire faire retomber les cours, a-t-il encore indiqué. "Cette décision est prise au bon moment", a jugé pour sa part le ministre qatariote de l'Energie, Abdallah ben Hamad al-Attiyah. L'Opep assiste néanmoins depuis des mois à sa perte de contrôle sur les cours du et les analystes estiment généralement que cette situation va se poursuivre. Cette perte d'influence a d'ailleurs été cruellement illustrée lundi par la réaction du marché --un bond de 4 dollars du baril à New York-- à la menace d'un nouvel ouragan, Rita, dans le golfe du Mexique, trois semaines après les ravages causé par Katrina sur les installations pétrolières des . Les cours se sont repliés mardi sur des prises de bénéfices. "Le marché est bien plus inquiet au sujet de Rita que de l'Opep", a estimé John Hall, un analyste du cabinet de consultants JHA présent à Vienne pour la réunion. Il juge que l'offre de 2 mbj supplémentaires "n'aura pas d'effets importants sur les prix" "A court terme, les prix vont réagir à l'ouragan", a renchéri Jason Schenker, analyste à Wachovia (NYSE: - ) également présent à Vienne. Les membres de l'Opep produisent déjà quasiment à plein régime et beaucoup d'analystes doutent qu'ils soient capables de fournir les 2 mbj qu'ils mettent à disposition, à part l'Arabie saoudite qui dispose encore d'une capacité de production de 1,5 mbj. L'autre problème est que le supplémentaire offert par l'Opep est du brut lourd et à haute teneur en soufre, une qualité peu prisée par le marché car très difficile à raffiner. L'Opep a prévenu qu'elle ne pourrait pas offrir du brut léger plus recherché avant la fin de l'année. De toute manière, les membres de l'Opep ont clairement laissé entendre que les consommateurs ne feraient pas appel aux 2 mbj qui leur sont proposés, car le marché est selon eux largement assez approvisionné en brut à l'heure actuelle.

Publié dans Sciences de l'Energie

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