La France pourrait recycler 40% de ses déchets ménagers, selon les experts

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LA BAULE (AFP) - Les 8ème Assises nationales des déchets, réunies à La Baule jusqu'à mercredi, examinent les solutions pour diminuer la production de déchets ménagers qui continuent à augmenter de 1% par an en France alors que les résidus industriels ont tendance à baisser.

Depuis 25 ans, la production de déchets ménagers a bondi de 150 kg par habitant à environ 350 kg selon les dernières estimations, un problème que le développement du tri sélectif n'a pas encore résolu.

 

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"Seulement 20% des déchets ménagers sont recyclés et le reste est dirigé vers les décharges (qui traitent 40% des ordures ménagères) ou les incinérateurs (de 40 à 45%)", explique Stéphane Cassereau, directeur de la Direction régionale de la recherche, de l'industrie et de l'environnement (Drire) des Pays-de-la-Loire et secrétaire général des 8èmes assises nationales des déchets, réunies à La Baule depuis mardi.

Mais si le taux de recyclage (valorisation incluse) est passé de 0 à 20% en dix ans, il est "largement insuffisant" car "l'estimation du potentiel est d'environ 40%, ce qui est l'objectif pour les dix prochaines années", estime M. Cassereau.

 

Ce but pourrait être atteint grâce aux dernières avancées technologiques mais aussi au renforcement des normes, visant à transformer le tiers du contenu des poubelles, "la part fermenticide", en engrais capable de remplacer les engrais chimiques.

 

L'autre objectif est de réduire le nombre de décharges sauvages, déjà passé de 1.000 à 700 en deux ans, à zéro car les déchets alimentaires entreposés en décharge produisent du biogaz (méthane) qui contribue à 3% à l'effet de serre, note M. Cassereau.

 

Le développement de nouvelles filières de recyclage, comme celle des déchets électriques et électroniques, devrait permettre d'améliorer la situation, selon M. Cassereau. Ces déchets augmentent en effet de 3 à 5% par an et pèsent, ménages et industriels confondus, quelque 1,5 million de tonnes par an.

 

Mais la multiplication des filières de recyclage "commence à poser problème", aussi bien pour les usagers que pour les collectivités locales, note l'expert.

 

Il plaide donc pour "trouver un autre équilibre", notamment par le développement de points de "collecte multimatériaux" et "un système qui ne transfère pas la charge sur les collectivités".

 

Pour cela, Jacques Pélissard, le président de l'Association des maires de France, a réclamé mardi la généralisation de "l'internalisation" du coût du recyclage dans le prix des produits afin de soulager financièrement les collectivités locales chargées de la collecte et du tri.

 

C'est le cas notamment pour les déchets d'emballages, qui constituent un tiers du poids des déchets ménagers et représentent 60% du coût pour les collectivités.

 

Des efforts ont déjà été réalisés pour les sacs plastiques de caisses, supprimés par de nombreuses enseignes et remplacés notamment par des sacs réutilisables, "la solution la plus satisfaisante" selon M. Cassereau. "Aujourd'hui il faut consolider toutes ces expérimentations et avoir une politique nationale", souhaite-t-il.

http://fr.news.yahoo.com/050920/202/4lfb8.html

Depuis 25 ans, la production de déchets ménagers a bondi de 150 kg par habitant à environ 350 kg selon les dernières estimations, un problème que le développement du tri sélectif n'a pas encore résolu. Mais si le taux de recyclage (valorisation incluse) est passé de 0 à 20% en dix ans, il est "largement insuffisant" car "l'estimation du potentiel est d'environ 40%, ce qui est l'objectif pour les dix prochaines années", estime M. Cassereau. Ce but pourrait être atteint grâce aux dernières avancées technologiques mais aussi au renforcement des normes, visant à transformer le tiers du contenu des poubelles, "la part fermenticide", en engrais capable de remplacer les engrais chimiques. L'autre objectif est de réduire le nombre de décharges sauvages, déjà passé de 1.000 à 700 en deux ans, à zéro car les déchets alimentaires entreposés en décharge produisent du biogaz (méthane) qui contribue à 3% à l'effet de serre, note M. Cassereau. Le développement de nouvelles filières de recyclage, comme celle des déchets électriques et électroniques, devrait permettre d'améliorer la situation, selon M. Cassereau. Ces déchets augmentent en effet de 3 à 5% par an et pèsent, ménages et industriels confondus, quelque 1,5 million de tonnes par an. Mais la multiplication des filières de recyclage "commence à poser problème", aussi bien pour les usagers que pour les collectivités locales, note l'expert. Il plaide donc pour "trouver un autre équilibre", notamment par le développement de points de "collecte multimatériaux" et "un système qui ne transfère pas la charge sur les collectivités". Pour cela, Jacques Pélissard, le président de l'Association des maires de France, a réclamé mardi la généralisation de "l'internalisation" du coût du recyclage dans le prix des produits afin de soulager financièrement les collectivités locales chargées de la collecte et du tri. C'est le cas notamment pour les déchets d'emballages, qui constituent un tiers du poids des déchets ménagers et représentent 60% du coût pour les collectivités.

Publié dans Sciences de l'Energie

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