L'Italie se passionne pour la médium du lac de Côme

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vendredi 16 septembre 2005, 18h47

ROME (Reuters) - La police italienne a retrouvé le corps d'une femme disparue il y a trois ans avec l'aide d'une médium qui affirme être entrée en contact avec la morte.

Maria Rosa Busi assure avoir vu les derniers instants de la vie de Chiara Bariffi, dont le corps a été repêché au fond du lac de Côme sur ses indications. "Je suis allé sur les rives du lac et j'ai vu ce qui s'était passé, je l'ai entendue, je l'ai vue et j'ai dessiné une carte", a-t-elle affirmé à Reuters.

Chiara Bariffi, qui était âgée d'une trentaine d'années, a disparu fin 2002. Meurtre, suicide, disparition volontaire - des témoignages la situaient en Espagne -, l'enquête ne progressait pas.

Cette année, les parents de la jeune femme entrent en contact avec Maria Rosa Busi, qui dit détenir des pouvoirs extralucides. Ils lui envoient une photographie de leur fille. "Lorsque j'ai vu la photo, j'ai su qu'elle était morte", poursuit Busi.

Sans révéler ce qui est véritablement arrivé à la jeune femme - un secret qu'elle n'a livré qu'à sa mère -, la médium lâche simplement que le mauvais temps a sans doute joué un rôle dans sa mort.

L'affaire fait grand bruit en Italie, où une controverse se développe depuis que la voyante a affirmé que la police avait refusé de la croire, la forçant à chercher ailleurs l'aide nécessaire pour repêcher le cadavre.

Les sceptiques estiment eux que les talents de Busi n'ont rien à voir avec le paranormal, mais qu'elle a simplement eu de la chance et fait preuve de bon sens.

"Le fait que Chiara ait fini dans le lac de Côme, et pas à Venise ou n'importe où ailleurs, était un fait connu: c'était même l'hypothèse la plus vraisemblable", assure Massimo Polidoro, qui dirige le Comitato italiano per il controllo delle affermazioni sul paranormale (Comité italien pour le contrôle des affirmations paranormales). D'autres assurent qu'en fait de communication outre-tombe, Busi a surtout procédé à quelques recherches sur internet.

Mais Remo Bonetti, qui a participé aux recherches dans les eaux du lac de Côme, est catégorique: "Je ne peux nier que sans les indications de Maria Rosa, personne n'aurait été en mesure de la localiser, sinon par accident", dit-il dans les colonnes du Messaggero.

 

http://fr.news.yahoo.com/050916/290/4l7he.html

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