Les antinucléaires contestent la validité du débat sur les déchets radioactifs

Publié le par AlterMan

lundi 12 septembre 2005, 23h59

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BAR-LE-DUC (AFP) - Le débat public national sur la gestion des déchets radioactifs s'est ouvert lundi à Bar-le-Duc, immédiatement contesté par les opposants au nucléaire dans la Meuse qui le considèrent comme "tronqué et trompeur".

Une cinquantaine de manifestants s'étaient rassemblés à l'appel du Réseau "Sortir du nucléaire" devant l'amphithéâtre où se tenait la première des réunions prévues pour "auditionner les publics directement concernés" par le stockage géologique, l'un des trois axes de recherche sur cette question avec la séparation/transmutation et l'entreposage en surface.

 

Bar-le-Duc est en effet situé à proximité du laboratoire de recherche de Bure (Meuse) où l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) étudie depuis 1999 la faisabilité du stockage géologique à 480 m de profondeur.

 

Il s'agissait lundi de la première étape du débat qui doit se poursuivre pendant quatre mois dans treize villes de France. Une deuxième réunion doit se tenir ce mardi Saint-Dizier, dans le département limitrophe de la Haute-Marne.

 

"Sortir du nucléaire", réseau qui fédère 718 associations opposées à cette énergie, a annoncé qu'il ne participerait pas à ce débat qu'il estime "caduc".

 

Les collectifs Bure-Stop et la Coordination nationale contre l'enfouissement des déchets nucléaires ont quant à eux qualifié le débat qui s'ouvre de "tronqué et trompeur". "Nul au monde ne sait gérer les déchets issus de 40 années de production électronucléaire" ont-ils estimé dans un communiqué.

 

"La séparation/transmutation est de l'ordre de la mission impossible, l'entreposage en sub-surface n'est que transitoire, l'enfouissement en grande profondeur est synonyme de contamination inéluctable, à très grande échelle", ont-ils expliqué.

 

Nelly Olin, ministre de l'écologie et du développement durable, et François Loos, ministre délégué à l'industrie, ont invité lundi "les Français à participer au débat sur la gestion des déchets radioactifs".

 

"Ce sujet est important et ne doit pas être réservé à un cercle d'experts, industriels et associatifs", ont indiqué les ministres dans un communiqué commun.

 

"Quatre petits mois de débat après quinze années de recherche qui n'ont jamais laissé la population s'exprimer, c'est beaucoup trop court" a déclaré Corinne François, porte-parole de la Coordination contre l'enfouissement.

 

"Les déchets à haute activité et à vie longue sont dangereux pendant des milliers, voire des millions d'années et aucun sous-sol ne peut contenir leur toxicité. A-t-on le droit de faire ça aux générations futures?" s'est-t-elle interrogée.

 

Les débats s'appuieront sur les rapports remis au gouvernement le 30 juin par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et par l'Andra, aboutissement de 14 années de recherche sur les aspects scientifiques de cette question.

 

La Commission particulière soumettra courant janvier son compte-rendu à la Commission nationale du débat public (CNDP). La version finale sera rendue publique le 31 janvier après avoir été remise au gouvernement dans le cadre de la préparation d'un projet de loi sur la question qui sera présenté au Parlement au deuxième trimestre de 2006.

Une cinquantaine de manifestants s'étaient rassemblés à l'appel du Réseau "Sortir du " devant l'amphithéâtre où se tenait la première des réunions prévues pour "auditionner les publics directement concernés" par le stockage géologique, l'un des trois axes de recherche sur cette question avec la séparation/transmutation et l'entreposage en surface. Bar-le-Duc est en effet situé à proximité du laboratoire de recherche de Bure (Meuse) où l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) étudie depuis 1999 la faisabilité du stockage géologique à 480 m de profondeur. Il s'agissait lundi de la première étape du débat qui doit se poursuivre pendant quatre mois dans treize villes de France. Une deuxième réunion doit se tenir ce mardi Saint-Dizier, dans le département limitrophe de la Haute-Marne. "Sortir du ", réseau qui fédère 718 associations opposées à cette énergie, a annoncé qu'il ne participerait pas à ce débat qu'il estime "caduc". Les collectifs Bure-Stop et la Coordination nationale contre l'enfouissement des déchets nucléaires ont quant à eux qualifié le débat qui s'ouvre de "tronqué et trompeur". "Nul au monde ne sait gérer les déchets issus de 40 années de production électronucléaire" ont-ils estimé dans un communiqué. "La séparation/transmutation est de l'ordre de la mission impossible, l'entreposage en sub-surface n'est que transitoire, l'enfouissement en grande profondeur est synonyme de contamination inéluctable, à très grande échelle", ont-ils expliqué. Nelly Olin, ministre de l'écologie et du développement durable, et François Loos, ministre délégué à l'industrie, ont invité lundi "les Français à participer au débat sur la gestion des déchets radioactifs". "Ce sujet est important et ne doit pas être réservé à un cercle d'experts, industriels et associatifs", ont indiqué les ministres dans un communiqué commun. "Quatre petits mois de débat après quinze années de recherche qui n'ont jamais laissé la population s'exprimer, c'est beaucoup trop court" a déclaré Corinne François, porte-parole de la Coordination contre l'enfouissement. "Les déchets à haute activité et à vie longue sont dangereux pendant des milliers, voire des millions d'années et aucun sous-sol ne peut contenir leur toxicité. A-t-on le droit de faire ça aux générations futures?" s'est-t-elle interrogée. Les débats s'appuieront sur les rapports remis au gouvernement le 30 juin par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et par l'Andra, aboutissement de 14 années de recherche sur les aspects scientifiques de cette question. La Commission particulière soumettra courant janvier son compte-rendu à la Commission nationale du débat public (CNDP). La version finale sera rendue publique le 31 janvier après avoir été remise au gouvernement dans le cadre de la préparation d'un projet de loi sur la question qui sera présenté au Parlement au deuxième trimestre de 2006.

 

Une cinquantaine de manifestants s'étaient rassemblés à l'appel du Réseau "Sortir du " devant l'amphithéâtre où se tenait la première des réunions prévues pour "auditionner les publics directement concernés" par le stockage géologique, l'un des trois axes de recherche sur cette question avec la séparation/transmutation et l'entreposage en surface. Bar-le-Duc est en effet situé à proximité du laboratoire de recherche de Bure (Meuse) où l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) étudie depuis 1999 la faisabilité du stockage géologique à 480 m de profondeur. Il s'agissait lundi de la première étape du débat qui doit se poursuivre pendant quatre mois dans treize villes de France. Une deuxième réunion doit se tenir ce mardi Saint-Dizier, dans le département limitrophe de la Haute-Marne. "Sortir du ", réseau qui fédère 718 associations opposées à cette énergie, a annoncé qu'il ne participerait pas à ce débat qu'il estime "caduc". Les collectifs Bure-Stop et la Coordination nationale contre l'enfouissement des déchets nucléaires ont quant à eux qualifié le débat qui s'ouvre de "tronqué et trompeur". "Nul au monde ne sait gérer les déchets issus de 40 années de production électronucléaire" ont-ils estimé dans un communiqué. "La séparation/transmutation est de l'ordre de la mission impossible, l'entreposage en sub-surface n'est que transitoire, l'enfouissement en grande profondeur est synonyme de contamination inéluctable, à très grande échelle", ont-ils expliqué. Nelly Olin, ministre de l'écologie et du développement durable, et François Loos, ministre délégué à l'industrie, ont invité lundi "les Français à participer au débat sur la gestion des déchets radioactifs". "Ce sujet est important et ne doit pas être réservé à un cercle d'experts, industriels et associatifs", ont indiqué les ministres dans un communiqué commun. "Quatre petits mois de débat après quinze années de recherche qui n'ont jamais laissé la population s'exprimer, c'est beaucoup trop court" a déclaré Corinne François, porte-parole de la Coordination contre l'enfouissement. "Les déchets à haute activité et à vie longue sont dangereux pendant des milliers, voire des millions d'années et aucun sous-sol ne peut contenir leur toxicité. A-t-on le droit de faire ça aux générations futures?" s'est-t-elle interrogée. Les débats s'appuieront sur les rapports remis au gouvernement le 30 juin par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et par l'Andra, aboutissement de 14 années de recherche sur les aspects scientifiques de cette question. La Commission particulière soumettra courant janvier son compte-rendu à la Commission nationale du débat public (CNDP). La version finale sera rendue publique le 31 janvier après avoir été remise au gouvernement dans le cadre de la préparation d'un projet de loi sur la question qui sera présenté au Parlement au deuxième trimestre de 2006.

 

Une cinquantaine de manifestants s'étaient rassemblés à l'appel du Réseau "Sortir du " devant l'amphithéâtre où se tenait la première des réunions prévues pour "auditionner les publics directement concernés" par le stockage géologique, l'un des trois axes de recherche sur cette question avec la séparation/transmutation et l'entreposage en surface. Bar-le-Duc est en effet situé à proximité du laboratoire de recherche de Bure (Meuse) où l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) étudie depuis 1999 la faisabilité du stockage géologique à 480 m de profondeur. Il s'agissait lundi de la première étape du débat qui doit se poursuivre pendant quatre mois dans treize villes de France. Une deuxième réunion doit se tenir ce mardi Saint-Dizier, dans le département limitrophe de la Haute-Marne. "Sortir du ", réseau qui fédère 718 associations opposées à cette énergie, a annoncé qu'il ne participerait pas à ce débat qu'il estime "caduc". Les collectifs Bure-Stop et la Coordination nationale contre l'enfouissement des déchets nucléaires ont quant à eux qualifié le débat qui s'ouvre de "tronqué et trompeur". "Nul au monde ne sait gérer les déchets issus de 40 années de production électronucléaire" ont-ils estimé dans un communiqué. "La séparation/transmutation est de l'ordre de la mission impossible, l'entreposage en sub-surface n'est que transitoire, l'enfouissement en grande profondeur est synonyme de contamination inéluctable, à très grande échelle", ont-ils expliqué. Nelly Olin, ministre de l'écologie et du développement durable, et François Loos, ministre délégué à l'industrie, ont invité lundi "les Français à participer au débat sur la gestion des déchets radioactifs". "Ce sujet est important et ne doit pas être réservé à un cercle d'experts, industriels et associatifs", ont indiqué les ministres dans un communiqué commun. "Quatre petits mois de débat après quinze années de recherche qui n'ont jamais laissé la population s'exprimer, c'est beaucoup trop court" a déclaré Corinne François, porte-parole de la Coordination contre l'enfouissement. "Les déchets à haute activité et à vie longue sont dangereux pendant des milliers, voire des millions d'années et aucun sous-sol ne peut contenir leur toxicité. A-t-on le droit de faire ça aux générations futures?" s'est-t-elle interrogée. Les débats s'appuieront sur les rapports remis au gouvernement le 30 juin par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et par l'Andra, aboutissement de 14 années de recherche sur les aspects scientifiques de cette question. La Commission particulière soumettra courant janvier son compte-rendu à la Commission nationale du débat public (CNDP). La version finale sera rendue publique le 31 janvier après avoir été remise au gouvernement dans le cadre de la préparation d'un projet de loi sur la question qui sera présenté au Parlement au deuxième trimestre de 2006.

http://fr.news.yahoo.com/050912/202/4kxke.html

Publié dans Sciences de l'Energie

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