Des Genevois implantent un œil artificiel à un aveugle

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Une équipe du service d’ophtalmologie des HUG a implanté une rétine artificielle sur un patient atteint de cécité. Cette première européenne était en gestation depuis dix ans. «Il s’agit d’un pas immense. Une première européenne de l’ordre de la science-fiction», s’est enthousiasmé hier le patron du service ophtalmologique des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) Avinoam Safran. Une des ses équipes a en effet réussi à implanter, le 11 février, une rétine artificielle sur un patient devenu aveugle. «On ne lui a pas rendu la vue mais un certain degré de vision, nuance aussitôt le chef d’un projet vieux de 10 ans. A terme, cette nouvelle perception de la lumière devrait lui permettre, ainsi qu’à certaines personnes atteintes de cécité, d’évoluer vers plus d’indépendance», a-t-il encore précisé. Réalisée par le Dr Joël Salzmann, l’intervention «de très grande virtuosité» peut durer selon les antécédents du patient entre trois et sept heures. «Pour cette première européenne, tout s’est très bien déroulé. Dans les mois à venir, nous verrons comment le cerveau va affiner l’interprétation des images captées par 60 électrodes et une caméra vidéo externe», rassure le chef de service. Reste à savoir pourquoi cette technique novatrice ne s’adresse aujourd’hui qu’aux patients de plus de 50 ans? «Cet implant est aussi conçu pour durer plusieurs années. Mais pour l’heure nous n’avons pas assez de recul», répond Avinoam Safran. «C’est maintenant aux patients de nous dire le degré d’utilité de cette technique», confirme le professeur Philippe Renaud, de l’EPFL. «Ce qu’on sait déjà en revanche, c’est que ces implants ne blessent pas la rétine», conclut ce spécialiste de biocompatibilité. Giancarlo Mariani/reb http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/15934372

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