Comment aux États-Unis la police fabrique des délits

Publié le par logo



 
Comment aux États-Unis la police fabrique des délits
 

Par Paul Craig Roberts, le 1er janvier 2008


​​​​Prenez garde, vous tous, virils Étasuniens. La police exploite une nouvelle arnaque, conçue pour vous gâcher la vie.


​​​​La police plante des femmes séduisante à moitié nues dans les parcs. Elles attirent les hommes qui passent, engagent la conversation avec eux, se couchent, écartent les jambes et posent les pieds sur leurs épaules.


​​​​Après avoir été aussi disposées et suggestives que possible, elles demandent à voir votre pénis.


​​​​Ne le faites pas. Vous êtes filmé par la police. Si vous montrez votre pénis, vous serez arrêté comme un pervers sexuel.


​​​​Il n'y a qu'aux États-Unis, que la police, les juges et les jurés soient capables de penser que le fait de répondre à l'invitation d'une séductrice prouve la perversion. Mais, bon, vous vivez dans un pays où les chrétiens croient que tuer le plus grand nombre possible de Musulmans pour Israël est une besogne divine. N'attendez pas d'un stupide jury étasunien, ni d'un juge républicain hypocrite, ni d'un professeur de droit qui déraille, qu'ils croient au coup monté par la police pour vous piéger.


​​​​Non, ce n'est pas une blague. C'est ce qui se passe réellement. En mai dernier, dans le parc Berliner à Columbus dans l'Ohio, Robin Garrison, un pompier de 42 ans, a été appâté par une femme à moitié nue sous un arbre et arrêté.


​​​​L'imbécile qui a rapporté cette histoire pour ABC News, peut-être un homme qui hait les féministes, lui a donné le titre : Une femme aux seins nus attire les pervers dans un coup monté par la police.


​​​​Attraper les étasunien virils ! Vous êtes pervers si vous montrez votre pénis à une femme qui vous séduit.


​​​​Le journaliste, Marcus Baram, n'est pas indigné par le coup monté. Ni Gabriel Chin, professeur de droit de l'Université de l'Arizona (Envoyez lui un courriel), qui déclare : « Ce n'est pas monter un traquenard policier que de donner à quelqu'un l'opportunité de commettre un délit. »


​​​​Ce sont les Anglo-Saxons qui ont fait les lois contre le piégeage [*]. Grâce à des professeurs de droit comme Chin, de crédules reporters et jurés, et la corruption de la police, des procureurs et des juges, les Étasuniens n'ont plus la protection de la loi. Dans le monde orwellien dans lequel nous vivons aujourd'hui , un homme qui succombe à la séduction féminine est un pervers.


​​​​Les policiers étasuniens n'ont jamais prévenu les crimes. Aux temps jadis, la police résolvait les crimes en trouvant le coupable. Pas plus. À notre époque, la police crée les délits. Et c'est pourquoi la population carcérale étasunienne est le double de celle de la Chine, un pays autoritaire, avec une population quatre à cinq fois plus grande que celle des États-Unis. [**]


​​​​Et ce n'est pas seulement à Columbus que des crimes sont créés par la police. En 2007, la police corrompue de New York (NYPD) a pris au piège 300 innocents par l'intermédiaire l'« Opération Lucky Bag. » La Police place des IPods, des téléphones portables, des portefeuilles et des sacs contenant des articles dans les stations du métro de New York. Ces objets semblent être laissés tomber, perdus ou abandonnés. Toute personne qui les ramasse est arrêtée pour « vol qualifié dans le métro. »


​​​​Cette atrocité policière particulière est en conflit avec la loi de New York, qui donne dix jours à une personne trouvant des biens pour les apporter à la police ou retrouver son propriétaire.


​​​​La NYPD corrompue dit que les biens laissés comme appât n'ont pas été abandonnés, mais sont la propriété laissée volontairement par un agent qui est toujours dans les parages.


​​​​Voilà, vous l'avez. La police étasunienne « sponsorise la Gestapo locale, » passe son temps à manigancer de faux délits et n'enquête pas sur les vrais. Les Étasuniens sont plus en danger de la police que des criminels.


​​​​Le 29 décembre, j'ai reçu un autre courriel d'un famille étasunienne respectueuse de la loi, harcelée par la police. La famille a refusé de vendre 4.000 dollars à un shérif adjoint un domaine valant 75.000 dollars. La ferme a été empêchée de fonctionner. La mère est arrêtée chaque fois qu'elle sort en voiture. Un coup a été monté contre le fils qui a été envoyé en prison.


​​​​Ne jamais faire l'erreur d'appeler la police, et ne jamais être arrêté par un agent de la circulation. Vous courez le risque qu'il dépose un sac de drogue dans votre voiture et vous arrête pour délit de drogue. En cas de rencontre avec un agent de police, veillez à avoir quelques milliers de dollars permettant de l'acheter pour empêcher qu'il monte de fausses charges. La plupart des accusations policières sont de fausses accusations. Les Étasuniens doivent ouvrir les yeux sur ces faits, si non la population carcérale surpassera celle du reste du monde réunie.



​​​​Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l'administration Reagan. Il est l'auteur de Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington, Alienation and the Soviet Economy et Meltdown: Inside the Soviet Economy, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Clic ici pour l'entrevue [en anglais] de Peter Brimelow de Forbes Magazine avec Roberts au sujet de la récente épidémie d'inconduite des procureurs.



Original : http://www.vdare.com/roberts/080101_criminals.htm
Traduit au mieux par Pétrus Lombard pour Alter Info



​​​​* NDT : Faire des lois contre n'importe quoi est une idiotie car ce genre de réglementation oublie toujours un truc, ou est généralement si mal formulée, qu'un avocat saura toujours l'exploiter pour justifier les torts causés par son client.

​​​​Une action impose sa nature illicite, et donc est répréhensible, uniquement quand elle nuit à quelqu'un. Mais, comme ça empêcherait de s'enrichir au détriment d'autrui, ça ne serait pas civilisé de faire une loi pareille.


​​​​** NDT : Un reportage récent de France3 sur Hong-Kong montrait les rapports entre la police et la population. Apparemment, à moins que ce soit de la mise en scène, il n'y a ni rapport de force ni animosité, rien que de la sympathie réciproque. Les policiers étaient même plaints par la population qui trouvait leur travail ingrat. On disait aussi que la délinquance là-bas, comme à Shanghai et dans les grandes villes chinoises, était quasiment inexistante.


​​​​Après avoir été le Pays des Braves à l'époque des Amérindiens, le Pays de la Liberté [de s'enrichir par n'importe quel moyen] ressemble de plus en plus au pays de la loi de la jungle.

​​​​C'est à se demander s'il ne vaut pas mieux vivre dans un pays autoritaire, dirigé par des gens intègres et bienveillants qui restent indéfiniment au pouvoir, plutôt que dans une démocratie à la Charles Dickens, qui fait la course à la plus grande différence entre riche et pauvre, et qui bouleverse régulièrement sa stabilité avec un grand cirque électoral utilisant des machines de votes pour assurer le pouvoir au prédateur le plus riche.


​​​​Cet article nous montre ce qui nous attend avec un gouvernement de m'as-tu-vu aux accointances étasuniennes, qui dirige aidé par les grands médias, en faisant des relations publiques, proclamant des intentions et truquant les faits.

​​​​Il ne faut pas s'étonner de ces dérives dénoncées par Roberts, quand la police doit faire du rendement et ne doit surtout pas sympathiser avec la population.

​​​​Pas de police de proximité ! C'est pas son rôle d'être proche ! La police est là pour sévir ! D'ailleurs, on n'aurait bientôt plus besoin d'elle si elle faisait en plus de la prévention. Ça marcherait trop bien si elle ne faisait pas son métier !

​​​​Cette gestion policière, destinée manifestement à désunir la société, a été imaginée et enseignée aux polices occidentales par les Israéliens.

​​​​Et ce n'est hélas pas avec notre ministre de l'intérieur, qui répète comme un robot que la police ne doit pas jouer au ballons avec les enfants (en contradiction flagrante avec ce que préconisent actuellement les experts de l'UE), que la France échappera aux dérives d'un État policier.


Mercredi 02 Janvier 2008
Paul Craig Roberts

Commenter cet article