Gorgobina et les gaulois de l'an mille

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M. Jean Vottero est le découvreur de la cité mythique de Gorgobina, la dernière cité gauloise perdue, la capitale des Boïens.

Selon l'archéologie classique, ce peuple celte, comme tous les autres, aurait été "assimilé" avant l'an 400, date où l'on nous raconte que toute la Gaule est devenue "romaine".
En fait, les Boïens ont été exterminés peu avant l'an 1000 sous les ordres de la Très Sainte et Apostolique Église Catholique Romaine, pour parachever son œuvre de christianisation en Europe... au fil de l'épée…

Tout comme M. Emile Fradin, paisible agriculteur que rien ne prédestinait à priori à être l'inventeur ( dans le sens "qui a découvert", tout comme M. Yves Coppens est l'inventeur de Lucy ) d'une des plus importantes découvertes archéologiques du début du 20ème siècle en mettant à jour les vestiges d'une civilisation préhistorique toujours inconnue ( voir Glozel ) car non étudiée par nos "brillants" scientifiques ( en dehors du CIER ), rien ne pouvait laisser supposer que M. Jean Vottero allait lui-même faire une découverte qui allait bouleverser notre vision de la romanisation de la Gaule et de la christianisation qui l'a suivie.

En effet, en achetant un manoir dans la région de Nevers, M. Vottero ne s'imaginait certainement pas que sa vie allait en être autant transformée. Sur les conseils du conservateur régional du patrimoine historique de Bourgogne il va entreprendre des recherches historiques sur son nouveau domaine. Là où de nombreux propriétaires se contentent d'une enquête succincte, M. Vottero va se livrer à une investigation approfondie durant plus de quatre ans. Il ne va pas se cantonner au Manoir de Garde mais à toute sa région. Son investigation qui ferait pâlir bien des historiens professionnels, l'emmènera jusqu'en Tchécoslovaquie en passant par la Suisse, l'Italie et même le Vatican. Il va apprendre le latin et des bribes de langues anciennes afin de tirer le meilleur parti des documents glanés dans toutes les archives étatiques pour récolter le maximum de renseignements. Toutes celles et tous ceux qui ont entrepris de telles recherches en connaissent les difficultés, il est des portes difficiles à ouvrir pour un simple amateur.

Il va se plonger dans l'histoire politique, économique et géographique des lieux et ainsi remonter le cours de l'histoire jusqu'au premier siècle avant notre ère pour découvrir les migrations celtiques notamment celle des Boïens.

L'histoire a toujours été écrite par les vainqueurs pour leur propre gloire, d'où une conception souvent élitiste des historiens. Sa vision d'amateur ( au bon sens du terme ) permet à M. Vottero d'avoir un regard neuf sur les évènements du passé. Elle n'est pas entravée par les barrières de l'impossible dressées par les dogmes enseignés.

Des générations d'historiens et d'archéologues se sont cassés les dents sur la recherche de la mythique cité celte des Boïens : Gorgobina. La cité perdue est devenue, pour certains, objet de dérision, car pour quelques pontes de l'archéologie si elle n'a pas été découverte c'est tout simplement parce qu'elle n'existe pas ! On a même retrouvé Alésia la maudite. Dans la France d'aujourd'hui comment imaginer que la capitale des Boïens puisse encore nous échapper ! Pas d'oppidum donc pas de cité !

Le génie de M. Vottero c'est justement d'avoir deviné que c'était une ville médiévale qu'il fallait chercher et non pas une citadelle fortifiée.

Suivons le dans son enquête :

Au premier siècle avant J.C. plus de trente mille Boïens quittent l'actuelle Slovaquie et accompagnent les Helvètes en Gaule.
En -58, ils sont sévèrement battus en Bourgogne et sont contraints de s'y installer sous la tutelle des Éduens. Il ne reste que les vieillards, quelques femmes et enfants, les autres serviront d'esclaves à Rome. Jules César leur assigne un territoire entre la Loire et l'Allier, il baptise leur capitale ( aux alentours de St Pierre le Moutier dans la Nièvre ) Gorgobina et non pas comme on aurait pu s'y attendre Noviodunum Boïen. Gorgobina vient de gorgon-bina : double gorgone, pont ou gué, ce qui correspond à une désignation topographique. Jean Vottero va retrouver ce lieu.

L'histoire officielle nous apprend que les gaulois, celtes barbares, vont se civiliser en devenant romains et se christianiser en moins de quatre siècles. On veut donc nous faire croire que tout s'est passé en douceur, les barbares ont été séduits par la culture romaine puis par la religion chrétienne.

Faisons un grand saut temporel et retrouvons-nous en 990 de notre ère. L'évêque de Nevers décrète une croisade contre les "Gentils", les païens, ces monstres qui refusent la foi de Rome. Ils doivent se convertir ou bien mourir ; ils seront massacrés et la ville est rasée. Ainsi, la France sera chrétienne ; après le génocide oublié des celtes rebelles …
La Très Sainte et Apostolique Église Catholique Romaine s'en prendra ensuite aux cathares, aux musulmans puis aux templiers et enfin à tous les "sauvages" des terres des nouveaux mondes... pour leur apporter le grand message de paix et d'amour du Christ… le "djihad" du Vatican…

M. Vottero va donc faire le lien entre Gorgobina et le bourg des Gentils dans le bois des Vertus. En avril 2003, avec sa petite équipe, ils vont arpenter la forêt en quête d'indices. Ils vont y découvrir les vestiges des fondations de murs délimitant les habitations et les ruelles d'une ancienne cité médiévale. Ils ont réussi !

On peut facilement imaginer la joie de M. Vottero, le couronnement d'une recherche de longue haleine. Il ne lui reste plus alors, pourrait-on penser, qu'à faire une déclaration officielle aux autorités dites compétentes et ainsi passer le relais aux archéologues pour authentifier et valider sa découverte.

M. Vottero va procéder à une vérification auprès des services archéologiques de la région Bourgogne et constater que ce site n'a jamais été répertorié. Il va donc constituer un dossier le plus complet possible qu'il transmettra "aux services compétents", comme il se doit…

Va commencer une longue attente… Silence… Après de nombreuses relances, il obtiendra enfin une réponse dans laquelle on lui expliquera que sa découverte n'est qu'une "construction intellectuelle" et qu'elle ne peut donc être prise en compte par les services archéologiques ! Ces messieurs ont besoin d'une preuve tangible, d'un artefact mesurable ; Rien de plus normal pourrait-on penser. Oui, mais il y a un problème…
Les fouilles archéologiques en France sont encore régies par la loi dite "Carcopino" datant de 1941 ( consolidée le 24 février 2004 ). Seules les autorités officielles ont le droit de procéder à des fouilles, le sous-sol appartient à l'état. En cas de découverte fortuite, vous avez obligation de la déclarer et de cesser toute prospection dans l'attente d'une autorisation. ( Voir note ).

On est là dans une impasse, M. Vottero n'a pas le droit de faire de fouilles lui permettant de valider de manière incontestable sa découverte et les services officiels qui n'autorisent pas les fouilles réclament un artefact…

Notre courageux inventeur ne se laisse pas abattre et sûr de sa découverte poursuit son harcèlement des différentes autorités responsables.
Au mois d'août 2003 il reçoit, enfin, une lettre lui indiquant qu'un "conservateur du patrimoine régional" s'est rendu sur place et a erré pendant 2 heures sans trouver aucun indice pouvant faire croire à la présence de vestiges archéologiques ! Fermez le ban !
Deux heures de promenade dilettante suffisent donc à anéantir des années de recherches ! Ce monsieur aurait peut-être été plus inspiré s'il avait pris rendez-vous auparavant avec M. Vottero afin qu'il le conduise directement sur les lieux de sa découverte, mais c'eut été trop simple…
Alors nous pouvons nous poser la question de savoir si "on" a réellement eu la volonté de chercher ou bien simplement de faire taire une bonne fois pour toutes ce trublion, cet amateur, qui a la prétention d'avoir trouvé quelque chose là où les professionnels ont échoués…
On sait pourtant bien que de nombreuses découvertes importantes ont été fortuites ou bien le fait d'amateurs éclairés…

Puisque rien ne se passe, pour enfin sortir de cette impasse kafkaïenne, M. Vottero et son équipe vont reprendre leurs prospections dans le bois des Vertus, en avril 2004, …
La chance, dit-on, sourit aux audacieux. Ils découvrent un puits qu'ils vont dégager avec une grande minutie !
Ce puits qui attendait depuis plusieurs siècles va leur fournir la preuve tant attendue. Tout d'abord, ils trouvent des tessons de céramique rouge, et surtout une poterie brisée en céramique noire, la terra-nigra, spécialité des celtes !
Cette cité médiévale était donc habitée par des celtes !

Oui mais, à quelle époque ?
Pour le savoir, M. Vottero va envoyer ses artefacts à un laboratoire afin d'obtenir une datation par thermoluminescence. Les résultats tombent un peu plus tard avec respectivement les dates de 1040 et 1080 de notre ère ( plus ou moins 120 ans ).
La preuve est donc bien là ! Des celtes ont vécu au bois des Vertus jusqu'en l'an mille !

Découverte Impossible pour l'archéologie officielle !
Les celtes ont disparu, été assimilés, plus de 600 ans auparavant !

Un grand chapitre de l'Histoire de France est à réécrire… Un génocide de plus à se remémorer…

Où en est-on aujourd'hui ?

  • On comprend bien l'embarras des services officiels toujours silencieux…
    En effet, la terra-nigra exclusivité celte est systématiquement datée au plus à 400 ans, date officielle de la disparition des celtes. M. Vottero vient de démontrer que cette certitude est fausse. Des décennies de fouilles et de prospection sont à revoir… difficile à avaler pour certains…
    Bien sûr de nombreux archéologues sont intéressés par cette découverte mais il leur est difficile de mettre leur carrière en péril. Alors les seuls à pouvoir investiguer et collaborer avec M. Vottero sont ceux qui n'ont rien à craindre ni à espérer du Ministère de la Culture Français... déplorable

  • Des céramiques trouvées au 19ème siècle à 700 m du bois des Vertus conservées par le SRA ont obtenu la même datation que les tessons de M. Vottero.

  • On a bien affaire à une cité gauloise, un nemeton ( temple celte ) a été mis à jour sur le bord ouest du bois.

Dénué d'esprit de revanche, en dépit des quolibets qui n'ont pas manqué à son égard, M. Vottero n'aspire qu'à la reconnaissance de Gorgobina et de son histoire… de notre Histoire !

Faudra-t-il attendre pour cela le départ à la retraite de tous les ( non- )acteurs officiels concernés ?
L'avenir nous le dira…
En attendant nous savons… grâce au courage et la persévérance de M. Jean Amédée Vottero.

 

Le site de M. Vottero

 


 

Notes :

Loi Carcopino :

CODE DU PATRIMOINE
(Partie Législative)

Article L531-1
   Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
   La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
   Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

Source :

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnArticleDeCode?commun=CPATRI&art=L531-1
http://www.legifrance.gouv.fr/texteconsolide/UPEDM.htm

Publication au JORF du 15 octobre 1941

Loi n°41-4011 du 27 septembre 1941

Loi relative à la réglementation des fouilles archéologiques
version consolidée au 24 février 2004 - version JO initiale

Titre Ier : De la surveillance des fouilles par l'Etat

Article 1 Abrogé par Ordonnance n°2004-178 du 20 février 2004 art. 7 sous réserve art. 8 I 3° (JORF 24 février 2004).

Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée au préfet de région ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans les deux mois qui suivent cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, le ministre chargé de la culture ou le préfet de région accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller ; il fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches doivent être effectuées.

Publié dans Histoire de France

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